Biomasse forestière: «on est prêt à ce que ça bouge»

Le directeur forestier et de la diversification économique... (Photo: Gabriel Delisle)

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Le directeur forestier et de la diversification économique de La Tuque, Patrice Bergeron.

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(La Tuque) La valorisation de la biomasse forestière demeure une priorité en Haute-Mauricie. L'acquisition d'un pyrolyseur mobile, qui pourrait exploiter la ressource directement sur les sites de coupe, est toujours dans les cartons de la Ville de La Tuque et de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) avec son Centre intégré en pâtes et papier.

Cet équipement transforme la biomasse par pyrolyse, la décomposition d'une matière organique par la chaleur, en huile. Cette huile peut par la suite être utilisée comme carburant.«Malgré certains ralentissements, le projet a repris vie», affirme d'entrée de jeu le directeur forestier et de la diversification économique à la Ville de La Tuque, Patrice Bergeron. «On est prêt à ce que ça bouge.»

«On parle beaucoup de biomasse. Éventuellement, c'est une source d'énergie qu'on va utiliser», estime quant à lui le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

Bien qu'au stade expérimental, cette technologie intéresse la Haute-Mauricie en raison de ses perspectives d'avenir, mais surtout de la très grande disponibilité de la matière première sur son territoire. En effet, les coupes forestières sur l'ensemble du territoire de La Tuque créent annuellement près de 600 000 m3 de biomasse forestière.

«La Ville croit en l'exploitation de la biomasse et de la pyrolyse», ajoute le maire.

Même s'il n'est pas possible d'exploiter industriellement tout ce volume de résidus, car les forestiers veulent laisser une partie de la biomasse sur les sites de coupes afin de diminuer l'érosion des sols et favoriser une fertilisation naturelle des sols, il reste que la Haute-Mauricie se prive d'une importante ressource en laissant entièrement la biomasse en forêt.

«Nous sommes rendus là comme société», estime de son côté la directrice générale du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-Maurice, Danielle Rémillard. «Nous avons beaucoup de résidus forestiers dans notre région.»

Un pas de plus vers l'utilisation de la biomasse forestière a été franchi ces dernières semaines. La Ville de La Tuque a commandé dernièrement une étude de faisabilité, réalisée par la firme Génivar, sur l'exploitation de la biomasse forestière. L'étude sera possiblement prête en janvier.

La Tuque caresse encore le projet de chauffer avec la biomasse ses cinq bâtiments municipaux situés à quelques centaines de mètres les uns des autres sur la rue Lucien-Fillion.

«Nous aurions le meilleur projet d'utilisation de la biomasse forestière», souligne le maire Normand Beaudoin.

Ce projet a été freiné par la chute du prix du gaz naturel. Cela rendait moins rentable le projet de chaufferie institutionnel. Toutefois, la biomasse a l'avantage par rapport aux carburants fossiles d'être moins susceptible aux fluctuations du marché. Entre 15 et 20 % seulement des coûts d'exploitation de la biomasse sont liés aux coûts des produits pétroliers.

«On entrevoit une bien moins grande fluctuation des prix de la biomasse que les produits pétroliers. Nous sommes convaincus que nous allons pouvoir très bientôt concurrencer les carburants fossiles», précise Patrice Bergeron.

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