Six millions$ pour deux écocentres

L'écocentre de Shawinigan a besoin d'importantes rénovations pour... (Photo: Sylvain Mayer)

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L'écocentre de Shawinigan a besoin d'importantes rénovations pour être sécuritaire.

Photo: Sylvain Mayer

Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie a récemment approuvé des investissements de près de 6 millions $ afin de rebâtir à neuf l'écocentre de Shawinigan et de construire un nouvel écocentre dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine pour desservir l'est de la Ville de Trois-Rivières.

À Shawinigan, l'investissement de 2,7 millions $ est surtout attribuable à des questions de sécurité et d'efficacité. Selon les nouvelles normes, certaines sections des écocentres doivent en effet être à l'épreuve des explosions, par exemple, à cause de la présence de batteries et de bonbonnes, d'équipements électroniques ou de résidus domestiques dangereux. Tout ce qui peut dégager une certaine vapeur doit donc être dans une zone à l'épreuve des explosions, explique le président de la Régie, Pierre Bouchard. «Et ça, c'est très dispendieux», explique-t-il.

L'écocentre de Shawinigan sera refait «d'un bout à l'autre», dit-il. «Il a été fait avec des blocs de ciment qui se déplacent et c'est dangereux», fait-il valoir. Un nouveau point de service beaucoup plus fonctionnel sera rebâti sur le même emplacement.

À Trois-Rivières, la Régie aménagera un tout nouvel écocentre de 2 983 000 $ du côté est de la rivière Saint-Maurice afin d'enlever de la pression sur celui de la rue Charbonneau, côté ouest.

Actuellement, 55 000 personnes fréquentent chaque année les cinq écocentres de la Régie à Louiseville, Shawinigan,Saint-Étienne-des-Grès, Champlain et dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. On compte aussi un service d'écocentres mobiles pour les municipalités plus éloignées du territoire.

La moitié de ces visites sont concentrées sur la rue Charbonneau et les gens commencent à trouver qu'il y a beaucoup d'achalandage, surtout les week-ends, signale M. Bouchard.

Selon lui, les coûts estimés représentent le maximum de ce qu'il en coûtera à la Régie pour exécuter ces deux projets. «Quand les chiffres sont arrivés, on a fait le saut», reconnaît le président de la RGMRM, mais c'est l'application des nouvelles normes qui coûte cher, dit-il. «C'est sûr que ce sont les appels d'offres qui vont faire les coûts», précise-t-il.

«Aujourd'hui, quand tu veux avoir un écocentre qui se marie dans son environnement et qui donne la qualité de services qu'on veut et qu'il y a du débit pas mal, on sait que ça prend un écocentre d'une certaine envergure», plaide M. Bouchard.

La Régie prépare ces deux développements depuis un an avec ses partenaires et son conseil d'administration a récemment approuvé la dépense. Toutefois, il faut que les membres de la Régie, soit la Ville de Shawinigan, la Ville de Trois-Rivières ainsi que les MRC Des Chenaux, de Maskinongé et de Mékinac approuvent les deux règlements d'emprunt. «C'est tous ensemble qu'on a dit qu'il faut aller de l'avant parce que le besoin est là. Les gens nous en demandent de plus en plus», explique M. Bouchard.

À Trois-Rivières, le conseil municipal a entériné, hier soir, par voie de résolutions, les règlements d'emprunt associés à chacun des écocentres projetés. Le conseiller du district de la Madeleine, René Goyette - qui représente la Ville au conseil d'administration de la RGMRM -, a indiqué qu'il s'agit d'une bonne nouvelle pour les citoyens de Trois-Rivières, particulièrement pour ceux du secteur est. «On voyait que ça débordait sur Charbonneau. Il y a souvent de l'attente, surtout au printemps. Pour que les objectifs derrière la mise en place des écocentres soient atteints, il faut qu'ils soient accessibles», explique-t-il.

Dans le cas du futur écocentre du secteur est, on est encore à évaluer les emplacements possibles. Initialement, les autorités municipales et celles de la Régie regardaient pour un terrain voisin du nouveau garage municipal, rue de Grandmont.

«Mais comme on s'attend à ce qu'il y ait toute une nouvelle dynamique dans ce secteur-là avec le colisée aux Estacades, on veut regarder les autres possibilités», a pour sa part laissé entendre le maire Yves Lévesque. La Ville pourrait être tentée de proposer des terrains dans le secteur du parc industriel situé dans la partie sud du boulevard J.-Réal-Desrosiers.

Rappelons que les écocentres sont des endroits où les citoyens peuvent aller porter des matières recyclables qui n'ont pas leur place dans le bac bleu comme le bois, le métal, les pneus, les piles et les produits domestiques dangereux comme les restes de peinture et les bonbonnes par exemple.

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