«Ce n'est pas la fin, c'est le début de quelque chose de très beau, d'une très belle aventure», a-t-il lancé à un auditoire survolté, malgré la défaite, qui scandait «ce n'est qu'un début, continuons le combat». «Option nationale a toute sa raison d'être dans le paysage politique», a renchéri M. Aussant, entouré sur scène de plusieurs dizaines de ses candidats.
Selon lui, sa position en faveur du déclassement de Gentilly-2 n'aura pas joué dans la balance. «Les idées de la CAQ ont séduit, le comté étant un terreau conservateur. J'avais pris le pari que les gens de Nicolet-Bécancour auraient l'audace nécessaire d'élire un nouveau parti. C'était une grosse commande, mais je m'attendais à ce qu'on gagne», a-t-il admis.
Élu en 2008 sous la bannière du Parti québécois, il avait claqué la porte l'an dernier avant de mettre sur pied sa propre formation indépendantiste.
«Nous avons fait un pas significatif vers la souveraineté du Québec. On n'a pas eu peur d'en parler dans une élection. Il faut réveiller tout le monde. Les 200 autres pays dans le monde ne l'ont jamais regretté. Et le Québec est plus riche que 90 % des pays de la planète. On va grandir comme parti», a-t-il soutenu, ayant la ferme volonté d'en demeurer le chef.
Par ailleurs, celui-ci a plaidé à nouveau pour un mode de scrutin proportionnel afin que la répartition des sièges à l'Assemblée nationale reflète mieux la volonté de la population, telle qu'exprimée lors d'une élection générale. «J'en ferais mon premier projet de loi», a-t-il annoncé.
De plus, M. Aussant aimerait que soit clarifiée la loi électorale par rapport aux débats des chefs. «Les partis ne doivent avoir aucun avantage sur un autre et notre absence a nui à l'exposition médiatique», a-t-il déploré.
Le chef d'Option nationale a tout de même parlé de victoire, «avec un 6000e membre en six mois». «Aucun autre parti ne peut se vanter d'une telle progression. On a réintéressé des milliers de gens à la politique», a ajouté celui qui a fort apprécié les appuis qu'il a reçus, dont celui de Jacques Parizeau.
«C'est sûr que l'absence de tribune à l'Assemblée nationale représente une difficulté additionnelle, mais ce n'est pas une condition sine qua non», a conclu celui qui dit «n'avoir aucune inquiétude pour mon avenir».