Profession de foi de Charest et Legault en faveur de Gentilly-2

Les appuis favorables de Charest et Legault à...

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Les appuis favorables de Charest et Legault à la réfection de Gentilly-2 ont réjoui les intervenants économiques de la circonscription.

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(Bécancour) Jean Charest et François Legault ont tous les deux indiqué hier qu'ils étaient favorables à la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Si la déclaration du chef libéral n'est venue que confirmer ce qu'il avait déjà mentionné par le passé, celle du chef de la Coalition avenir Québec constitue une première profession de foi en faveur de la réfection de la centrale de Bécancour.

M. Legault a indiqué qu'il croyait qu'il serait «irresponsable» de déclasser puis fermer la centrale nucléaire Gentilly-2. «On ne tranchera pas le débat sans avoir le rapport d'Hydro-Québec sur la sécurité et les impacts sur l'environnement», a-t-il promis. Mais ses intentions sont claires. «Dans plusieurs pays, le nucléaire est utilisé. On sait que c'est beaucoup plus propre que beaucoup d'usines à charbon aux États-Unis. On ne peut pas regarder dans nos frontières sans tenir compte de ce qui se fait chez les voisins.»

«Il faut regarder aussi pour avoir plusieurs alternatives dans les différentes formes d'énergie. C'en est une, a-t-il poursuivi. Ce n'est pas une énergie parfaite, mais elle a plus d'avantages que certaines autres formes d'énergie.»

Le candidat caquiste dans Nicolet-Bécancour, Donald Martel, ne s'est pas dit surpris que son chef ait exprimé son appui à la réfection de Gentilly-2.

«Je me réjouis de ça, je le défends depuis le début de la campagne et M. Legault est à l'écoute des gens du milieu», a commenté le représentant de la CAQ.

Selon lui, le débat n'est pas à savoir «si on est pour ou contre la centrale». «Il y en a du nucléaire. Le plus gros risque, c'est la gestion des déchets et ce n'est pas vrai qu'on élimine le risque avec la fermeture», a ajouté M. Martel.

Même bonheur du côté de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ) qui, hier encore, servait des avertissements aux candidats du comté en parlant de la fin de Gentilly-2 comme d'une «catastrophe économique».

«Je suis content qu'un deuxième parti se positionne en faveur de la centrale. Ça ne me surprend pas tant que ça, je sentais que c'était positif du côté de la CAQ», a fait savoir le président Jean-Denis Girard.

Celui-ci prévient les candidats de bien y penser «avant de mettre la hache dans l'économie de nos régions».

«Il y a deux partis pour la réfection (Parti libéral et Coalition avenir Québec), et deux contre (Parti québécois et Option nationale). C'est aux électeurs de prendre leur décision. J'espère que le vote va passer du bon bord le 4 septembre», a lancé le président de la CCICQ.

Et si jamais le parti porté au pouvoir était en faveur du déclassement, M. Girard voudrait s'assurer que la région y trouve son compte, particulièrement le parc industriel de Bécancour, en termes de nouveaux emplois et d'entreprises majeures.

«Ce sont des familles qui se sont installées ici et qui devront quitter si la centrale fermait», souligne-t-il tout en évoquant à nouveau l'enjeu des 800 emplois.

Dressant une liste d'épicerie à quelques jours du scrutin général, la Chambre plaide pour le prolongement du réseau du gaz naturel, le dédoublement du tronçon de l'autoroute 55 entre Saint-Grégoire et l'autoroute 20, le prolongement de l'autoroute 30 et le développement du parc industriel.

«Nous souhaitons avoir le meilleur candidat possible pour notre comté afin d'obtenir des résultats concluants pour le développement de notre avenir économique. Avis à tous les candidats, nous sommes prêts pour l'après 4 septembre et nous garderons un oeil sur tous les dossiers», a conclu M. Girard.

De son côté, le chef d'Option nationale et député sortant de Nicolet-Bécancour, Jean-Martin Aussant, qualifie d'opportunisme électoral la prise de position de François Legault.

«Ça ne m'étonne pas. Il est à la recherche de tous les votes possibles et de toutes les façons possibles depuis le début de la campagne. Sur le plan électoral, c'est plus facile de dire qu'on va rénover ça que de prendre le temps d'expliquer aux gens qu'on pourrait créer beaucoup plus d'emplois avec le même argent dans d'autres énergies», laisse-t-il tomber.

Avec la collaboration de La Presse

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