Legault vise la première place, Marois embarrassée

La chef du PQ, Pauline Marois, était de... (François Gervais)

Agrandir

La chef du PQ, Pauline Marois, était de passage ce matin à Saint-Élie-de-Caxton.

François Gervais

Partager

(Trois-Rivières) Les chefs de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti québécois (PQ) ont amorcé samedi matin dans la région le dernier droit de la campagne électorale. François Legault a commencé sa journée sur le site du Grand prix de Trois-Rivières où il a affirmé vouloir terminer le 4 septembre prochain sur la première marche du podium alors que Pauline Marois, embarrassée par l'appui que Jacques Parizeau a donné au chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, s'est engagée à relancer l'industrie forestière. La chef péquiste a aussi affirmé être pour l'octroi de «certaines ressources» aux communautés atikamekws, qui revendiquent des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sur leurs terres ancestrales.

François Legault est encouragé par les récents sondages qui démontrent une augmentation de l'appui des électeurs envers son parti. Si bien qu'il croit bien pouvoir former le prochain gouvernement. Il affirmait à quelques mètres de la ligne d'arrivée du Grand prix de Trois-Rivières que, bien que la CAQ ne soit pas partie en pole position, elle finira sur la plus haute marche du podium.

Le chef caquiste mise sur l'appui des électeurs cyniques envers les politiciens et les «vieux partis». Il accuse Jean Charest d'être responsable de ce cynisme ambiant, car le premier ministre n'aurait pas pris les moyens nécessaires pour lutter contre la corruption. «Je ne suis pas le grand parleur qu'est Jean Charest», a-t-il affirmé. «Moi, je suis un gars qui livre la marchandise.»

Quelques minutes plus tard, la chef péquiste s'est engagée à relancer l'industrie forestière. Pauline Marois a symboliquement choisi le Musée du bûcheron à Grande-Piles pour élaborer son plan pour permettre à la foresterie de se sortir du marasme. Mais, c'est l'appui de l'ancien chef du PQ et ancien premier ministre Jacques Parizeau envers le chef d'Option nationale et ancien député du PQ, Jean-Martin Aussant, qui a surtout retenu l'attention.

Jacques Parizeau souhaite que Aussant, qui se bat pour sa réélection dans Nicolet-Bécancour, retourne à l'Assemblée nationale. Il a même donné 200 $ à son parti politique. L'épouse de l'ancien premier ministre et ex-députée péquiste, Lisette Lapointe, fait quant à elle campagne auprès d'Aussant et participe aujourd'hui au blitz de porte-à-porte d'ON dans Nicolet-Bécancour.

Visiblement embarrassée, Pauline Marois a aussi affirmé qu'elle «respecte le choix de M. Parizeau». Mais elle a tenu à lancer un appel «à tous les souverainistes et à tous les progressistes». «Les gens doivent se mettre devant les faits: le seul parti capable de former un gouvernement majoritaire, donc de remettre le Québec en marche vers la souveraineté», c'est le PQ, a-t-elle lancé.

«Si on veut faire avancer notre projet de pays, il me semble qu'on devrait pouvoir compter sur un appui à un gouvernement majoritaire du Parti québécois», a-t-elle ajouté.

Questionnée pour savoir si elle a invité M. Parizeau à appuyer publiquement le PQ au cours de la campagne, elle a répondu que «des gens près» d'elle ont été «en contact avec ceux et celles qui sont des grands souverainistes», comme l'ancien premier ministre. Elle n'a pas voulu donner le résultat de ces démarches. «Je n'ai pas parlé à M. Parizeau», s'est-elle contentée de dire.

Le PQ entend élaborer une charte du bois afin de favoriser l'utilisation du bois dans la construction. Des cibles de 5 % dans les constructions privées non résidentielles et de 30 % dans les constructions publiques sont fixées. De plus, le PQ injecterait 140 millions $ de plus sur quatre ans pour les travaux sylvicoles. Le parti mise aussi sur les nouvelles technologies de la forêt pour développer «l'or vert.»

Par ailleurs, questionnée sur la position du PQ concernant les revendications de la nation atikamekw, Pauline Marois a affirmé être ouverte à la redistribution de «certaines ressources» tout en se gardant bien de prétendre que son gouvernement accorderait des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles. «Oui, il faut pouvoir donner dans certains cas accès à une certaine ressource pour que ceux-ci deviennent plus indépendants», a affirmé la chef péquiste.

De passage à Saint-Élie-de-Caxton samedi, Pauline Marois en a profité pour visiter le musée du Garage Déziel où elle a admiré la statue le Fred Pellerin. 

Avec La Presse.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer