C'est ainsi que réagissait le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, au débat entourant les tergiversations de son ancienne chef, Pauline Marois, sur l'impact qu'aurait un référendum d'initiative populaire sur la question de la souveraineté, à savoir si le Parti québécois serait obligé ou non de tenir un référendum si 15 % des électeurs signaient un registre en ce sens.
«On n'en discutait pas tellement il y a quelques années, a commenté l'ex-péquiste. C'est venu avec le rapport de Bernard Drainville sur la question nationale. Ce sujet n'est pas venu souvent à savoir si un référendum d'initiative populaire aurait force de loi ou non. Je ne me souviens pas des conclusions du caucus là-dessus», admet-il.
Jean-Martin Aussant rappelle par contre que dans la plate-forme d'Option nationale, il est question de mandat d'initiative populaire et non de référendum. «C'est-à-dire que la population pourrait forcer une commission parlementaire au parlement, à faire l'examen d'un dossier particulier. Cela nous aurait amené une commission Charbonneau bien avant et un sommet sur l'éducation, bien avant, et nous aurait permis d'éviter le conflit social qu'on a eu au printemps. Donc, c'est un mandat qu'on peut imposer au gouvernement de discuter d'un sujet au lieu de le balayer du revers de la main et de le polariser, un peu comme M. Charest l'a fait avec les étudiants. Ce n'est pas la même chose qu'au Parti québécois.»
Advenant l'arrivée au pouvoir d'Option nationale (en 2014! lance Jean-Martin Aussant en boutade), l'article 1 du programme du parti prévoit le rapatriement des lois, impôts et traités, et ce par mandat électoral. «C'est la promesse qu'on fait tout au long de la campagne, alors si on est élus, on l'est pour ça. On rapatrie le tout. Pendant ce temps, on écrit une constitution du Québec parce qu'on n'en a toujours pas, et dans cette constitution qui contiendrait les valeurs fondamentales du Québec (égalité hommes-femmes, laïcité des institutions, etc.) on inclurait une déclaration de souveraineté.
C'est sur cette constitution-là qu'on tiendrait une consultation populaire en demandant: oui ou non, voulez-vous de cette constitution? À partir du moment où les gens disent oui en majorité, le Québec serait indépendant. Et tout cela aurait lieu dès le premier mandat. Les gens pourront dire oui à un pays, tout en connaissant les valeurs qui sous-tendent ce pays-là. C'est moins flou que de demander: voulez-vous qu'on soit un pays oui ou non?»