«Oui, il devrait s'excuser mais il ne le fera pas. Quand Jean Tremblay dit quelque chose, il le maintient et il n'y aura pas personne pour le faire changer d'idée», explique Yves Lévesque. Même si celui-ci s'est montré en partie d'accord avec son collègue de Saguenay, notamment face à ce que pense la «majorité silencieuse», Yves Lévesque admet du bout des lèvres que son collègue est peut-être allé trop loin en personnalisant le débat.
«Je l'ai déjà dit: c'est un débat inutile, de part et d'autre. Je ne pense pas qu'il fallait donner autant de place à un sujetcomme la charte de la laïcité. C'est loin des priorités des Québécois. Ce dont on veut entendre parler, c'est d'emploi, d'économie,d'éducation et de santé», croit-il.
Le maire Lévesque est d'avis qu'un sujet comme celui de la laïcité ou de la présence du crucifix dans les lieux de délibérations politiques soulève toujours les passions. «On a d'autres débats importants à tenir. Je penseque Mme Benhabib n'aurait pas dû soulever ce point-là», ajoute-t-il.
Le maire rencontrera officiellement la candidate péquiste dans Trois-Rivières la semaine prochaine, en compagnie des deux autres candidats dont la circonscription englobe une partie de la ville de Trois-Rivières, soit Patrick Lahaie (Maskinongé) et Noëlla Champagne (Champlain). Et Yves Lévesque n'a pas l'intention d'aborder cette question avec Djemila Benhabib,
«Elle-même ne veut pas aborder ce sujet-là. Elle a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter les propos du maire Tremblay et il faut respecter ça. C'est un dossier fragile», conclut-il.