C'est du moins ce qu'elle a affirmé, hier matin, dans les minutes qui ont suivi un point de presse qu'elle tenait et au cours duquel elle régionalisait les engagements de son parti en matière de santé.
«J'ai déjà indiqué que j'endossais l'intégralité du programme du Parti québécois en ce qui a trait à la laïcité et au maintien du crucifix à l'Assemblée nationale. Je n'interviendrai pas sur la question du crucifix à l'hôtel de ville», assure-t-elle.
La salle publique du conseil municipal de Trois-Rivières est, elle aussi, décorée d'un crucifix. Même si le maire a abandonné la récitation de la prière au début des assemblées publiques, le crucifix est demeuré en place et personne n'a remis en question sa présence sur les murs de l'hôtel de ville.
Avant de devenir candidate pour le Parti québécois, Djemila Benhabib s'est souvent prononcée en faveur d'une laïcité absolue pour les institutions politiques, ce qui incluait le retrait du crucifix de l'Assemblée nationale. «En tant que laïque, j'ai toujours souhaité qu'il y ait une neutralité. Mais le passé est le passé. Aujourd'hui, j'endosse le programme du Parti québécois», a-t-elle rappelé.
Dossiers municipaux
Celle qui porte les couleurs du PQ dans Trois-Rivières attend de rencontrer le maire Yves Lévesque avant de se prononcer sur certains dossiers municipaux qu'elle aurait à défendre si elle et son parti devaient former le prochain gouvernement. «Je n'ai pas encore rencontré le maire. Je vais le faire la semaine prochaine. Jusqu'à maintenant, j'ai rencontré beaucoup d'intervenants du milieu de la santé et du milieu de l'éducation et je suis ravie de voir que les différents secteurs travaillent ensemble sur plusieurs projets. Pour ce qui est des projets municipaux, je préfère que ce soit le maire qui les présente», a-t-elle indiqué.
Djemila Benhabib affirme qu'elle est quand même au courant de certains projets importants qui sont en cours ou dans la mire des autorités municipales, notamment l'amphithéâtre et le développement de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.