André Drouin votera Parti québécois

La présence de l'ancien conseiller municipal d'Hérouxville, André... (Photo: Sylvain Mayer)

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La présence de l'ancien conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin, au rassemblement péquiste d'hier soir, à Shawinigan, a été remarquée par les médias. Il a apporté publiquement son soutien à Pauline Marois et à sa charte de la laïcité.

Photo: Sylvain Mayer

(Shawinigan) Si la candidate péquiste dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib, a été chaudement applaudie et son nom scandé par les 400 militants réunis, hier soir, au Collège de Shawinigan pour un rassemblement régional du Parti québécois, la présence de l'ancien conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin, a quant à elle attiré le regard des médias.

Celui qui a élaboré le code de vie d'Hérouxville, qui visait à favoriser l'intégration des nouveaux-arrivants aux valeurs québécoises, était venu montrer son soutien à l'engagement de la chef péquiste, Pauline Marois, d'adopter une charte de la laïcité si elle devient premier ministre du Québec.

«Quel parti politique préconise ce que je dis depuis cinq ans? Il semble en avoir seulement un. Alors je vais voter Parti québécois et j'espère que plusieurs vont le faire», a-t-il déclaré au Nouvelliste. Il dénonce l'inaction du gouvernement de Jean Charest à régler la question des accommodements raisonnables. M. Drouin juge que Pauline Marois vient répondre à un manque de volonté politique pour établir des règles claires quant à l'utilisation de la religion dans l'espace publique.

Selon lui, une charte de la laïcité est un outil supplémentaire qui permettrait de séparer l'État des religions.

«Dans une démocratie, vous ne pouvez pas avoir un État qui gouverne et des religions qui gouvernent. Sinon, nous allons créer des mélanges explosifs», affirme-t-il.

Pour s'assurer d'un vivre ensemble avec les différentes communautés ethniques, le gouvernement se doit d'adopter des lois claires pour dicter une séparation entre l'État et les pratiques religieuses.

«La laïcité est le meilleur moyen de vivre ensemble en laissant aux religions le droit d'être ce quelles sont. Toutefois, nous devons leur dire ce qu'ils peuvent faire et où cela s'arrête».

L'ancien conseiller municipal croit que le Québec deviendrait un modèle pour le reste du Canada avec la mise en oeuvre d'une charte de la laïcité.

Un souvenir historique

André Drouin est en défaveur de la présence du crucifix au sein du Salon bleu de l'Assemblée nationale, jugeant même que c'est «imbécile». Toutefois, si ce symbole religieux est déclaré patrimoine et que sa présence est expliquée, il y voit moins d'objection.

«J'ai proposé qu'on indique que ceci n'est pas une croix du Christ, mais un souvenir historique».

Il estime que le maintien du crucifix, accroché au centre de l'Assemblée nationale, pourrait être un bon moyen pour rappeler aux Québécois que le Québec a été quasiment un État religieux durant le règne de l'Union nationale de Mauricie Duplessis, celui qui l'a apposé en octobre 1936.

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