Aussant tente toujours de faire partie du débat des chefs

Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, veut toujours... (photo François Gervais)

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Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, veut toujours faire partie du prochain débat des chefs.

photo François Gervais

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Bécancour) Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, a plus que jamais l'intention de faire partie du prochain débat des chefs. Convaincu que sans lui, les échanges risquent de tourner à de simples injures, son parti a mandaté des avocats pour trouver la meilleure façon d'obtenir gain de cause: fort probablement une injonction.

Le candidat du nouveau comté de Nicolet-Bécancour ne pouvait préciser auprès de qui il interviendra, soit le directeur général des élections ou les médias concernés. «C'est ce qui reste à déterminer, a-t-il confié. On va utiliser les moyens légaux, ce n'est pas un caprice de notre part. La Loi électorale dit clairement que TOUS les partis représentés au parlement, ce qui inclut Option nationale, doivent avoir un temps d'antenne équivalent.»

Jean-Martin Aussant ne veut pas l'équivalent du temps après le débat mais pendant, au même titre que les autres chefs. «Je ne suis même pas sûr qu'on va me donner le même temps, car les médias semblent se balancer complètement de la Loi électorale. Et je trouve que le directeur général des élections n'est pas très féroce à la faire respecter», ironise-t-il.

M. Aussant plaide qu'il y a déjà eu un débat des chefs à cinq participants et que ça s'est bien passé. «On veut faire respecter la loi ET nos droits. Ce n'est pas normal que les médias se cachent derrière l'appellation ''d'affaires publiques''  pour prétendre que ce n'est pas un instrument électoral. Je suis désolé, mais s'il y a UN instrument électoral par excellence dans une campagne électorale, c'est bien le débat des chefs. C'est ça qui fait gagner ou perdre bien des candidats. Personne ne va me dire qu'un chef qui passe une heure ou deux devant deux millions de personnes n'a pas un avantage électoral sur celui qui est exclu. Il faut qu'on soit là (...). Il n'y a pas d'excuse qui s'applique à nous qui ne s'applique pas aussi à quelqu'un qui a été invité au débat. C'est la loi qui nous invite au débat des chefs», tranche-t-il.

Sous le radar

Jusqu'à maintenant, le nouveau parti Option nationale passe sous le radar des médias. «C'est un euphémisme de le dire», plaisante tout de même Jean-Martin Aussant qui se désole de n'avoir vu qu'un média anglophone lors du lancement de la campagne de son parti qui avait lieu à Montréal cette semaine et qui a rassemblé près de 500 personnes.

«C'était en grande majorité des jeunes venus parler de souveraineté et militer en politique, alors qu'ils ne l'avaient jamais fait de leur vie. Ce sont toutes des choses qui sont bonnes et belles à savoir, mais les médias étaient absents. La campagne porte fruit auprès des jeunes mais le mur des médias traditionnels est difficile à percer.»

Le chef d'ON ajoute qu'il comprend que des habitudes sont difficiles à changer mais qu'il va bien falloir que ça se fasse. «C'est fou. On a une plateforme très différente des autres. On se distingue de façon claire sur les ressources naturelles, la gratuité scolaire et surtout sur l'indépendance, évidemment. Notre plateforme mérite d'être mise en contraste avec celle des autres partis.»

Par ailleurs, loin de se désoler de ne récolter qu'un maigre 2 % d'intentions de vote lors du premier sondage CROP-La Presse paru hier, le chef d'Option nationale se réjouit au contraire que sa formation ait enfin fait partie d'un sondage, au même titre que les autres partis. «On est déjà content quand on est dans le choix de réponses, blague-t-il. Deux pour cent pour un parti qui part de zéro et qui, il y a huit mois, n'existait pas, c'est quand même substantiel. Alors, on est heureux d'apparaître au moins une fois sur le radar. L'élection va servir à ça. Nous faire connaître partout au Québec. On a 122 candidats sur 124 et on discute avec deux personnes actuellement. C'est sans précédant un parti si jeune qui aura des candidats partout. Maintenant, les Québécois vont savoir qu'il y a une autre option», conclut-il.

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