Legault et Marois courtisent le Centre-du-Québec

François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec,... (Photo: Olivier Croteau)

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François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, a rencontré la presse à son arrivée au restaurant Le Thymbré, à Nicolet, hier avant-midi. On reconnaît, à sa droite, le candidat de la CAQ dans Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

Photo: Olivier Croteau

 

Roland Paillé et Frédéric Lacroix-Couture
Le Nouvelliste

(Nicolet) Pour la dixième journée de la campagne électorale, les électeurs du Centre-du-Québec ont été courtisés à droite et à gauche hier par les chefs du Parti québécois (PQ) et de la Coalition avenir Québec (CAQ), Pauline Marois et François Legault. Les deux politiciens, qui aspirent le 4 septembre prochain à diriger l'État québécois, espèrent arracher le comté de Nicolet-Bécancour, où la lutte s'annonce serrée, aux mains du chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.

Les promesses électorales du chef caquiste, qu'il évalue à 2,8 milliards $, ont été la cible d'attaques hier par ses deux principaux adversaires. Pauline Marois juge que M. Legault fait des promesses avec de «l'argent monopoly» et de son côté le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, estime qu'il «joue au casino». Le chef de la CAQ s'est défendu d'être irréaliste avec ses engagements électoraux.

En début de journée à Saint-Célestin à l'usine Acier Marquis, François Legault a annoncé qu'il abolirait la moitié des crédits d'impôt aux entreprises s'il devenait premier ministre du Québec.

«On va en abolir deux milliards $ et on va les donner à Investissement Québec, et les CLD vont avoir deux milliards pour aider les entreprises à réaliser plus de projets de développement», a-t-il expliqué, en précisant qu'il en serait ainsi à chaque année.

À la suite d'un dîner avec ses candidats régionaux, il a visité l'usine Plastiques Cascades, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

Après avoir passé une bonne partie de la journée à Québec où elle a invité les anglophones à voter pour le PQ, Pauline Marois a de son côté fait un arrêt d'une trentaine de minutes à la halte routière Madrid 2.0, à Saint-Léonard-d'Aston. Elle a pris un bain de foule et a présenté son candidat dans Nicolet-Bécancour, Gilles Mayrand. Situé aux abords de l'autoroute 20, l'endroit était idéal pour rencontrer des Québécois de divers régions. Mme Marois s'est même vu offrir une friandise glacée par une touriste argentine du nom de Samanta, qui se dit actrice dans son pays.

Cap sur l'économie

Pour le chef de la CAQ, l'économie est la priorité au Centre-du-Québec et en Mauricie. Il ne fait aucun doute que selon lui, il y a un rattrapage économique à faire dans ces deux régions. «Ça date de longtemps, avec toutes les pertes qu'on a eues dans le secteur forestier. Quand on regarde le revenu moyen dans la région, il est de 10 % inférieur à la moyenne du Québec»,a déclaré François Legault. «On va avoir des objectifs de résultats pour chaque région, et les régions qui en ont le plus besoin, comme ici, auront des objectifs plus ambitieux que la moyenne du Québec», a-t-il poursuivi.

M. Legault ajoute que Bécancour bénéficie d'un «beau parc industriel», mais qu'il faut avoir de meilleurs outils pour attirer plus d'investissements des entreprises: des entreprises locales ou internationales. «C'est pour cela que ce matin (hier), on a annoncé que le CLD va être la porte d'entrée pour tous les entrepreneurs et qu'il va être branché sur Investissement Québec qui va devenir un guichet unique qui va offrir tous les produits du gouvernement», a-t-il indiqué.

Selon lui, donner un nouveau souffle à l'économie régionale passe aussi par la création d'emplois qui soient rémunérés à 20, 30 et 40 $ de l'heure. «C'est de cela que la région a besoin, ici», soutient-il.

Cette visite de François Legault était l'occasion pour connaître sa vision sur d'autres enjeux régionaux. Évidemment, la question de l'autoroute 55 a été abordée, surtout avec les trois décès qui se sont ajouté récemment à une liste déjà longue. D'après lui, la sécurité est une priorité, sans toutefois avancer une solution.

«On sait qu'actuellement, on a une grosse dette. Jean Charest l'a augmentée du tiers à cause des infrastructures. Moi, je vais être prudent avant de m'engager sur les infrastructures. Par contre, la sécurité, ça passe avant tout. Le fait qu'il y ait eu trois morts, ça fait que le dossier devrait être sûrement sur le dessus de la pile pour qu'on trouve une solution pour arrêter cela.»

Quant à la centrale nucléaire Gentilly-2, M. Legault jongle sur l'équation emplois-sécurité. «On est très sensible au fait qu'il y a 800 emplois. On veut le faire d'une façon qui respecte l'environnement et la sécurité des citoyens. Pour l'instant, on n'a pas toutes les informations. On va attendre de les avoir toutes. Mais on regarde ça d'un oeil positif», s'est-il limité à dire.

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