«L'enjeu demeure le même. C'est une campagne électorale qui porte sur les valeurs et la décision est quelle sorte de société est-ce que nous voulons. La rue et les référendums ou est-ce qu'on veut vivre dans une société qui met l'accent sur l'emploi et l'économie?», a déclaré M. Charest.
Lors d'un discours partisan devant quelques centaines de personnes dans l'entreprise Centre d'expertise Beaudry Morin, à Saint-Léonard-d'Aston, le chef libéral a attaqué une fois de plus la chef péquiste Pauline Marois sur la grève étudiante en affirmant que la politicienne a encouragé le mouvement de protestation. Le chef libéral a aussi ridiculisé Mme Marois sur le manque de clarté sur sa position concernant les frais de scolarité.
Le premier ministre québécois soutient par ailleurs que la baisse du taux de chômage dans la région passe par la diversification économique tout en écorchant encore une fois le Parti québécois sur la tenue d'un référendum. «La Mauricie a certainement besoin d'un gouvernement pour qui l'emploi est sa première priorité. Les défis sont importants ici et on ne peut pas se payer le luxe de l'instabilité et du monde qui va faire la promotion de référendums».
Concernant le projet de Centre d'entrepreneuriat de Shawinigan qui tient à coeur au maire Michel Angers et qui vise justement à diversifier l'économie, M. Charest assure que le candidat libéral dans Saint-Maurice, Robert Pilotte, travaille déjà sur ce dossier avec le maire Angers. Ce dernier a inscrit ce projet dans sa liste d'épicerie qui contient cinq dossiers prioritaires, et demande depuis un an une aide financière de 2 millions $ au gouvernement québécois pour sa réalisation.
Gentilly-2: attente du rapport
À l'occasion de son deuxième passage dans la région en l'espace de moins d'une semaine, M. Charest maintient sa position favorable à la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, alors que celle-ci est présentement fermée pour une durée indéterminée. «On n'a pas changé d'idée sur son avenir. On veut que la centrale nucléaire continue ses opérations et que les emplois restent. C'est la fenêtre qu'a le Québec dans cette industrie et qui sera la fenêtre que nous voulons pour l'avenir».
Cependant, il souhaite que les événements de Fukushima et l'expérience des rénovations de la centrale Point Lepreau au Nouveau-Brunswick soient pris en considération avant d'aller de l'avant avec le projet afin que les conditions soient les bonnes pour assurer la sécurité de la population.
Lorsqu'on lui demande si le Québec a réellement besoin du nucléaire, le député de Sherbrooke admet que ça ne représente que 2 % de l'énergie québécoise, mais qu'en même temps il s'agit d'une expertise intéressante pour la province.
Toujours du côté de la rive- sud, le premier ministre québécois a dit vouloir évaluer l'idée de prolonger l'autoroute 30 sur cinq kilomètres entre Bécancour et Sorel lors d'un prochain mandat.
Selon lui, avec les importants investissements à venir dans le secteur économique à Bécancour, le projet autoroutier va mériter un second regard.
Rappelons que le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant s'était engagé à l'élection de 2008, alors qu'il était candidat péquiste, à faire tout ce qu'il pouvait pour hâter le prolongement de l'autoroute 30.
En février 2010, il avait mobilisé les principaux acteurs du développement régional de la rive-sud, Bécancour en moins, pour demander la réalisation du projet. Il avait affirmé qu'il ne manquait plus que la volonté politique du gouvernement Charest.
M. Charest affirme aussi suivre la question d'aménager une voie double sur l'autoroute 55 où les accidents mortels sont fréquents depuis son ouverture. Le ministère des Transports du Québec entend d'ailleurs aménager d'ici deux ans un échangeur sur le boulevard des Acadiens dans le secteur de Saint-Grégoire, ainsi que des voies d'accès adéquates.