Amina Chaffaï s'excuse et ferme son compte Twitter

Amina Chaffaï avoue ne pas connaître le fonctionnement... (Photo d'archives: François Gervais)

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Amina Chaffaï avoue ne pas connaître le fonctionnement de Twitter et ne pas avoir eu le temps de l'apprendre.

Photo d'archives: François Gervais

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Amina Chaffaï, l'attachée politique de la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, qui a commis une maladresse sur son compte Twitter en redirigeant étourdiment un commentaire associant PQ et nazis, a décidé, après s'être excusée, de fermer son compte ouvert au moment du lancement de la campagne électorale.

Adepte active de Facebook, Mme Chaffaï y compte de nombreux amis de tous les partis politiques, mais avoue bien honnêtement ne pas connaître le fonctionnement de ce deuxième média social et ne pas avoir eu le temps de l'apprendre.

C'est d'ailleurs quelqu'un du Parti libéral qui l'a guidée pour retirer son intervention sur Twitter. Elle a même demandé à sa fille de l'aider hier soir à fermer son compte définitivement afin de ne plus se retrouver dans une situation comme celle qu'elle vit depuis quelques jours.

«C'est tellement niaiseux, la façon dont c'est arrivé, explique-t-elle tant bien que mal. C'est un ami qui m'a appelée pour me dire que j'aurais répondu à un dénommé Jocelyn Chouinard... mais je ne connais pas de Jocelyn Chouinard! Je ne suis pas familière avec Twitter. Ils m'ont mis ça sur le Blackberry, c'est écrit tout petit. Quand c'est bon pour nous, je retwitte tout le temps, mais là, j'ai retwitté une niaiserie que je n'avais même pas bien lue. Alors, c'est fini Twitter, je suis trop vieille», s'est-elle esclaffée en laissant entendre que cela ne devrait pas avoir de portée politique, «tellement c'est naiseux».

Mme Chaffaï qui n'a jamais eu la curiosité d'aller relire correctement le commentaire de Jocelyn Chouinard, admet qu'elle n'a pas lu non plus le communiqué du Parti québécois qui réclame des excuses du premier ministre Jean Charest et qu'il se dissocie de ses propos.

«Honnêtement, ce qui me fait le plus de quoi, c'est que dans mon cercle d'amis, j'ai plein de gens de différentes allégeances et on s'aime beaucoup. Je me dis: la seule chose que je ne veux pas, c'est que ça les blesse. Le reste, c'est de la politique et ça va passer. C'est ça qui m'affecte. Comparer les militants péquistes au nazisme de Hitler, ça ne m'a jamais passé par la tête, d'autant plus que le PQ est issu du PLQ. Ce que j'ai dit sur Twitter, c'est que ces propos, je ne les ai pas écrits et que ça ne vient pas de moi. C'est une maladresse et c'est naiseux. J'aurais dû avoir l'intelligence de lire du début jusqu'à la fin et de faire preuve d'un meilleur jugement. Ça m'affecte beaucoup, surtout pour mon entourage. C'est tellement pas moi ça, commenter la politique tout haut sur Twitter. Je n'ai voulu choquer personne. C'est fou! Ça n'arrivera plus. Je suis contente de recevoir de bons commentaires d'amis péquistes et libéraux sur Facebook, qui m'encouragent dans tout ça.»

Rappelons qu'un commentaire sur Twitter se compose de 140 caractères seulement. Le texte en question se lisait comme suit: « «Le#PQ est un parti nationaliste et socialiste: le parti d'Adolf Hitler portait le nom de national-socialiste. #QC2012#CarréRouge#GGI.»

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