Un «micro» milieu de vie bénévole à l'école Le Tremplin

L'école Secondaire Le Tremplin de Sainte-Geneviève-de-Batiscan peut maintenant... (Photo: Émilie O'Connor)

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L'école Secondaire Le Tremplin de Sainte-Geneviève-de-Batiscan peut maintenant compter sur un point de service du Centre d'action bénévole des Riverains. Sur la photo, de gauche à droite: M. Guy Simon, président du conseil d'administration, M. Jean-Pierre Bordeleau, directeur de l'école Le Tremplin, Mme Audrey Brouillette agente de service au Centre d'action bénévole des Riverains, Mlles Lauriane Massicotte et Sophie Bournival, étudiantes.

Photo: Émilie O'Connor

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Sainte-Geneviève-de-Batiscan) Le Centre d'action bénévole des Riverains peut désormais compter sur un point de service à l'école secondaire Le Tremplin de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. On y a en effet créé un «micro» milieu de vie bénévole afin de favoriser graduellement chez les élèves l'envie du bénévolat comme mode d'intégration sociale.

En marche depuis deux ans déjà, ce projet donne d'excellents résultats et les directions du centre ainsi que de l'établissement scolaire annonçaient récemment qu'elles entrevoyaient maintenant son avenir sur un horizon de 6 à 7 ans. C'est ce que les deux organismes ont fait savoir lors d'un point de presse tenu à l'écoleLe Tremplin en présence de plusieurs personnalités.

Depuis la mise sur pied du projet pilote il y a deux ans, l'école met gratuitement un local à la disposition du centre tandis que le Forum jeunesse Mauricie finance une grande partie du projet via le fonds d'investissement jeunesse de la Mauricie. Les caisses Desjardins du Sud des Chenaux et de la Moraine sont aussi impliquées ainsi que la Table de prévention des dépendances du CSSS Vallée-de-la-Batiscan sans oublier la députée de Champlain, Noëlla Champagne qui soutient le projet.

Selon Mme Marie-Claude Samuel, directrice générale du Centre d'action bénévole des Riverains, l'adolescence est une période charnière où on peut structurer sa pensée et où on s'ouvre sur le monde. L'environnement social prend alors une très grande importance.

«C'est le moment idéal pour un organisme comme le nôtre, voué à la promotion et au développement de l'action bénévole, de rejoindre les jeunes là où ils sont, de pouvoir adopter une approche directe et personnelle afin de leur faire connaître l'importance de leur implication, non seulement avec les autres mais pour eux également.»

Mme Samuel a ajouté que cette démarche s'inscrit dans un processus de discussion et d'action avec les jeunes et ce, dans une ambiance de plaisir et d'harmonie.

Pour sa part, Mme Audrey Brouillette, agente des services jeunesse aux Centre d'action bénévole des Riverains et responsable de ce projet a déclaré: «C'est l'endroit idéal pour parler de bénévolat, pour intégrer ce mot dans le vocabulaire des jeunes comme étant quelque chose de cool et à la mode. J'essaie de leur faire découvrir leurs forces et de les motiver à développer une passion. Le bénévolat n'est pas seulement une forme d'aide à la communauté, mais aussi un formidable moteur de développement de l'estime de soi, une occasion d'offrir aux jeunes des possibilités de belles réussites.»

On n'a pas manqué de rappeler que les résultats de plusieurs recherches tendent d'ailleurs à démontrer l'existence d'un lien entre l'engagement des jeunes et les effets positifs sur leur santé. Ceux qui sont engagés dans des activités structurées sont en effet moins enclins à consommer des drogues ou de l'alcool et à adopter des comportements violents. Ils sont aussi en général plus portés à terminer leurs études post secondaires que les jeunes qui ne participent pas à ce genre d'activités. Ils sont moins dépressifs, plus actifs et ont de meilleures notes.

Déjà, le point de service a permis de mettre sur pied le comité des Jeunes engagés, un groupe d'élèves qui souhaitent non seulement s'engager à l'école mais aussi dans leur communauté. On a ainsi créé le projet intergénérationnel J'adopte un aîné qui vise à briser l'isolement et à sensibiliser les jeunes aux diverses problématiques des aînés.

Par ailleurs, sur l'heure du dîner, plusieurs élèves se rendent au local pour y effectuer plusieurs tâches, colorier des enveloppes pour le Courrier des enfants, créer des signets pour une messe intergénérationnelle, des cartes de remerciement pour le CAB, faire le recouvrement de livres ou du publipostage pour un organisme communautaire.

Mme Brouillette dit avoir constaté que les jeunes sont prêts à aider si on leur laisse le choix de l'activité, si cette dernière les touche et les rassemble et enfin s'ils peuvent la réaliser à leur rythme en la glissant dans leur horaire chargé. «C'est ainsi que petit à petit, le mot «bénévolat» acquiert une connotation positive dans leur esprit», a-t-elle conclu.

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