Financement des écoles privées: pas d'inquiétude dans la région

Le directeur général du Séminaire Sainte-Marie, Marc St-Onge,... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le directeur général du Séminaire Sainte-Marie, Marc St-Onge, qui est aussi le représentant régional du regroupement des écoles privées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Nullement inquiétées par les propos de Marie Malavoy concernant le financement des écoles privées, des direction de ces écoles croient même que le fait d'accueillir des élèves en difficulté devrait être soutenu par l'État québécois.

La ministre de l'Éducation soutient que les écoles privées devront cesser de sélectionner leurs élèves si elles désirent continuer de recevoir du financement du gouvernement.

Sauf que dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, cette question ne semble pas se poser. Les tests de sélection ont depuis longtemps été remplacés par des tests de classement.

«Au Séminaire Sainte-Marie, on fait passer un test de classement qui permet de détecter si un élève peut éprouver des difficultés afin de mettre en place, avant son arrivée, une gamme de services qui va favoriser sa réussite scolaire. Je suis heureux de voir que Mme Malavoy veut que les écoles privées aient des jeunes en difficulté. On en a déjà», raconte le directeur général Marc St-Onge, qui est aussi le représentant régional du regroupement des écoles privées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Julie L'Heureux, directrice générale de l'institut Keranna de Trois-Rivières, croit que le débat actuel permettra de corriger certains préjugés ayant la couenne dure.

«Il y a un encouragement du mythe que dans les écoles privées, on a seulement l'élite, que c'est seulement la réussite d'élèves doués. Dans la région, la grande majorité des écoles privées accueille déjà des élèves en difficulté. Dans notre cas, c'est environ 10 à 12 % des élèves. On travaille avec des plans d'intervention, on rehausse la formation du corps professoral pour dépister les élèves en difficulté, pour les accompagner. On n'a aucune subvention pour les élèves en difficulté», raconte Mme L'Heureux, en rappelant que le test de classement de Keranna sert à déterminer le portrait global de l'enfant afin de bien l'orienter vers des services d'accompagnement, s'il en a besoin.

Au Collège Notre-Dame-de-l'Assomption de Nicolet, Nathalie Houle déclare que la façon de procéder ressemble grandement à celle utilisée au séminaire shawiniganais et à Keranna.

«Le test de classement nous permet de vérifier les forces et les choses à améliorer des jeunes, souligne la directrice des communications et de la Fondation de l'école. On ne se base pas là-dessus pour accepter ou non un élève. Si l'élève échoue sa sixième année, il pourrait être refusé. Mais ce n'est pas à cause des tests de classement. Pour nous, ça (les intentions du ministère de l'Éducation) ne change pas grand-chose. Et on a déjà des programmes pour des élèves en difficulté.»

Marc St-Onge considère que la position de la ministre Malavoy représente une certaine ouverture quant au financement des services d'aide aux élèves. Et les écoles privées vont être partantes pour prendre part au débat.

«Ça fait partie des revendications qu'on fait depuis longtemps. Mme Malavoy a un beau dossier à clarifier et on va participer avec plaisir!»

«S'il y avait un financement de l'État pour les élèves en difficulté, ce serait reçu de belle façon», conclut Mme L'Heureux.

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