Fin du primaire au SSM: Angers blâme Québec

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Le Séminaire Sainte-Marie

Photo: Sylvain Mayer

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, réclame un traitement équitable pour le Séminaire Sainte-Marie afin de permettre à la seule institution d'enseignement privé de la ville de continuer à offrir le service au niveau primaire. Il compte sensibiliser la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, à cet enjeu le plus rapidement possible.

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Le maire Michel Angers

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Rappelons que le SSM vient d'annoncer qu'il suspendait ses activités pour le préscolaire et le primaire à l'automne, incapable de soutenir la pression financière suscitée par la décision du MELS de ne pas accorder le financement public habituellement alloué à une institution privée reconnue. En période de restrictions budgétaires, ce ministère n'accorde pratiquement plus d'agrément depuis quatre ans.

Or, le maire se demande pourquoi les parents de Shawinigan ne pourraient disposer des mêmes droits qu'ailleurs.

«Dans toutes les villes de notre importance, il existe des écoles privées», fait-il remarquer. «Il s'agit d'un choix personnel de nos concitoyens. Je ne discute pas ce choix, mais je désire leur offrir ce service. Si on veut que ces gens s'installent chez nous, il faut leur donner ce qu'ils réclament!»

M. Angers avait suscité une certaine controverse l'an dernier en appuyant publiquement cette demande d'agrément. Cette attitude avait provoqué de vives réactions à la Commission scolaire de l'Énergie.

«Je m'inscris dans ce débat en terme d'équité», insiste-t-il. «On l'a ailleurs et pas nous, en raison d'un moratoire sur les agréments. Si on organise des autobus pour monter des jeunes à des écoles privées de Trois-Rivières, il faudra payer! Je ne comprends pas.»

«Quand vous avez déjà deux ou trois écoles privées dans une ville et que vous en voulez une quatrième parce qu'il y a une demande, c'est une chose. Mais quand une ville réclame l'équité avec d'autres villes équivalentes, la discussion est différente.»

Le maire assure que la ministre Courchesne est déjà interpellée sur cet enjeu.

«Si c'est une question budgétaire, je vais lui démontrer que d'une façon ou d'une autre, elle va payer», indique-t-il. «Si c'est une question de principe, je vais lui parler du principe d'équité. C'est un pouvoir discrétionnaire de la ministre et je souhaite qu'elle l'applique le plus rapidement possible.»

M. Angers ne veut pas que cet acharnement soit interprété comme un préjugé favorable envers l'enseignement privé.

«Des citoyens le demandent!», fait-il remarquer. «Je trouve ça malheureux pour les parents qui avaient choisi le Séminaire Sainte-Marie. C'est illogique d'organiser des autobus vers Trois-Rivières pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études dans la même lignée.»

«Ce n'est pas un débat entre le public et le privé. Je ne valorise pas plus l'un que l'autre. Si l'offre au Québec est mixte, j'ai la responsabilité d'offrir aux citoyens toute la gamme de services qu'ils réclament.»

Le maire craint que si cette décision est maintenue à long terme, des parents choisiront de tout simplement de déménager à Trois-Rivières pour faire bénéficier leur progéniture d'un enseignement privé dès le primaire.

«Quand on a de jeunes enfants, l'une des grandes préoccupations des parents, c'est de ne pas être loin de l'école. Les parents préfèrent voyager plutôt que de faire voyager leur enfant. Quand on travaille à Shawinigan, je souhaite que les gens vivent à Shawinigan!»

Pas de problème à la CSÉ

Du côté de la Commission scolaire de l'Énergie, on peut absorber sans problème les demandes d'inscription un peu tardives qui pourraient se produire en raison de la décision du Séminaire Sainte-Marie.

«Nous sommes en période d'organisation scolaire jusqu'en août», précise le directeur général, Denis Lemaire. «Ça n'a donc aucun impact. On ne peut pas se réjouir du malheur des autres, mais les gens qui choisiront nos écoles bénéficieront d'un service aussi bon, sinon supérieur. Nous sommes donc prêts à accueillir ces jeunes sans problème.»

Rappelons qu'une quarantaine d'élèves étaient attendus à la maternelle et au primaire au Séminaire Sainte-Marie pour la prochaine année scolaire.

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