En conférence de presse, dimanche, elle se dit maintenant prête à discuter avec la FEUQ pour mettre sur pied une commission indépendante et permanente sur la gestion des universités.
La ministre n'a toutefois pas invité les porte-parole de la Coalition large pour une Solidarité syndicale étudiante (CLASSE) à participer aux discussions. Elle maintient aussi que le gouvernement ira de l'avant avec la hausse des droits de scolarité.
Une prise de position qui déçoit l'Association générale de l'Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR). Cette dernière a dénoncé hier soir l'exclusion de deux regroupements étudiants du futur comité d'étude de la gestion financière des universités.
«En ne demandant qu'à la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) de siéger sur la table de discussion, la ministre vise à diviser le mouvement étudiant. Elle tente d'isoler la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Cependant, l'AGEUQTR se réjouit de voir que cela ne fonctionne pas. La FEUQ accepte l'offre de la ministre, mais elle souhaite que la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la CLASSE soient aussi autour de la table», soutient François Landry, l'attaché politique de l'AGEUQTR.
«La bonne gestion des universités n'est pas une panacée en soit. Il est primordial que le sujet des droits de scolarité figure aussi à l'ordre du jour.»
La ministre voulait réagir à une proposition, adoptée cette fin de semaine par les membres de la FEUQ, visant à implanter une commission indépendante sur la gestion des universités.
Mme Beauchamp a indiqué qu'il s'agissait d'un «bon sujet de discussion».