Le courage de retourner aux études

La ministre Julie Boulet alors qu'elle vantait le... (Photo: Émilie O'Connor)

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La ministre Julie Boulet alors qu'elle vantait le courage de ces parents qui retournent aux études, devant Danielle Bolduc, présidente de la Commission scolaire de l'Énergie, Julie Levasseur, participante et Sophie Dancause, ancienne participante, qui ont toutes deux livré de touchants témoignages.

Photo: Émilie O'Connor

Robert Martin

Robert Martin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) En 2002, Sophie Dancause s'installe à Shawinigan avec ses deux enfants à la suite d'un douloureux divorce. Il ne lui reste plus que l'aide sociale comme espoir. Mais on lui parle du programme «Ma place au soleil» qui a pour but de soutenir les parents de moins de 25 ans qui élèvent seuls leurs enfants et qui souhaitent réintégrer le marché du travail.

Déterminée, la jeune femme qui n'a complété que son deuxième secondaire termine ses études secondaires en seulement 11 mois: «Je travaillais jour et nuit», disait-elle. Puis elle s'inscrit en techniques infirmières et obtient son diplôme en 2007.

Elle se déniche un emploi et, alors qu'elle forme une famille reconstituée avec cinq enfants, elle travaille à plein temps en chirurgie et enseigne aux futures infirmières auxiliaires en formation professionnelle. Présentement, elle est à mi-chemin d'obtenir undiplôme universitaire d'infirmière et n'a pas l'intention de s'arrêter là.

«Je ne suis plus capable de m'arrêter d'étudier, dit-elle, sourire en coin. Je veux poursuivre et obtenir un diplôme en enseignement et redonner aux autres ce que j'ai reçu en m'inscrivant au programme Ma place au soleil''.»

«J'ai vraiment pris la bonne décision en acceptant la suggestion d'Emploi-Québec alors que je croyais que l'aide sociale était mon dernier recours pour tenter d'élever convenablement mes enfants. Je pense être la preuve vivante qu'avec un bon encadrement on peut retourner aux études et obtenir le ou les diplômes nécessaires pour réintégrer le marché du travail», disait Mme Dancause.

Un 10e anniversaire

Hier, alors que Sophie Dancause et une étudiante actuellement au Centre d'éducation aux adultes du Saint-Maurice, Julie Levasseur, livraient des témoignages touchants, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, soulignait les 10 ans de la mise sur pied de ce programme qui a vu 508 parents, des femmes pour la grande majorité, s'inscrireafin de réintégrer le marché du travail.

«La moitié de ces personnes ont pu réintégrer le marché du travail après avoir adhéré au programme. À mon sens, il s'agit d'un taux de réussite important et qui incite les partenaires (Emploi-Québec et la Commission scolaire de l'Énergie) à poursuivre dans la même voie. Il en faut du courage et de la détermination pourretourner aux études avec des enfants à la maison», disait la ministre.

«Ces personnes sont fières de ce qu'elles ont accompli et notre travail à nous c'est de tout faire pour les supporter», ajoutait Julie Boulet.

Le programme

La formation offerte aux participants se déroule dans un établissement d'éducation aux adultes. Une fois l'objectif professionnel déterminé et les cours préalables terminés en formation générale, les participants peuvent commencer leur formation professionnelle ou collégiale. Un service individuel et des services d'orientation sont proposés en complément à la formation.

Pendant que les parents - des mères surtout - sont aux études, les enfants sont reçus dans des centres de la petite enfance.

En 10 ans, Emploi-Québec a investi 390 000 $ en faveur de la conciliation études et familles pour de la formation et une aide estimée à 3 000 000 $ en soutien aux participants.

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