Dernier droit avant les Fêtes: testez vos connaissances

C'est la haute saison du magasinage.... (Archives Le Nouvelliste)

Agrandir

C'est la haute saison du magasinage.

Archives Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Gary Frost

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur.

Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Idée reçue: le consommateur est aujourd'hui mieux informé et par conséquent plus exigeant qu'autrefois. On le dit aussi plus averti et rompu aux règles du commerce grâce à l'accès accru à une grande diversité de sources de renseignements (revues et émissions spécialisées, chroniques dans les journaux, Internet, etc.) sans compter la source d'information que constituent de plus en plus les réseaux sociaux.

Mieux informé et plus exigeant, sans doute, le consommateur - on peut l'affirmer sans ambages - sait qu'il a des droits. Lesquels ? Là ça peut parfois se gâter un tout petit peu. Les consommateurs peinent parfois à avoir une idée précise de leurs droits, recours et obligations en cas de problème ou de situation conflictuelle.

Vous vous targuez d'être un consommateur averti et aguerri? Dans ce dernier droit de la haute saison du magasinage, testez vos compétences en consommation en répondant aux 5 questions suivantes que reflètent des situations et questions récurrentes des consommateurs:

Vrai ou faux?

  • 1 En vertu de la Loi sur la protection du consommateur(LPC), un consommateur peut, lorsqu'un rabais important est offert sur un article qu'il s'est procuré à prix régulier, exiger du commerçant que le rabais lui soit accordé dans la mesure où le délai écoulé depuis l'achat ne dépasse pas 10 jours.
  • 2 Lorsqu'une rupture de stock relativement à un article offert en solde survient pendant la période des Fêtes, le commerçant n'est pas tenu d'offrir au consommateur au même prix un article équivalent dans la mesure où le message publicitaire comportait la mention Quantité limitée
  • 3 La LPC stipule que le délai de 10 jours qui est normalement accordé au consommateur pour annuler un achat et se faire rembourser est porté à 30 jours lorsque l'achat survient entre le 1er et le 31 décembre.
  • 4 En vertu de la LPC, un consommateur que retourne un article reçu en cadeau peut, même lorsque l'article n'est pas défectueux, exiger du commerçant qu'il le rembourse pleinement dans la mesure où l'article est retourné inutilisé et dans les 30 jours suivant l'achat.
  • 5 En vertu des règles prévues à cet effet dans la LPC, un consommateur qui retourne chez un commerçant afin d'échanger un article reçu en cadeau peut cependant exiger du commerçant qu'il le rembourse, le cas échéant, de toute différence entre le prix des deux articles. 

Mentionnons d'entrée de jeu que tous les énoncés de ce petit test de connaissance sont faux. Autre dimension à mettre en relief: hormis la règle de l'énoncé 2, les règles mentionnées ne sont nullement formulées en se référant à la Loi sur la protection du consommateur et comptent parmi les mythes et légendes urbaines qui ont cours dans l'esprit des consommateurs...et parfois même des commerçants. Il est en effet fréquent que l'on confonde la loi et les pratiques en usage dans le commerce de détail. Il faut retenir que règle générale, la LPC est muette en matière d'échange ou de remboursement d'un article non défectueux.

Politique interne

Malgré que la loi ne les y oblige pas, la plupart des marchands acceptent de reprendre leur marchandise lorsque l'article est retourné en bon état et dans un délai raisonnable. Ce délai varie d'un commerce à l'autre et dans presque tous les magasins on consent à le prolonger durant la période des Fêtes. Mais il faut retenir qu'il s'agit là d'une question de régie interne dont les commerçants sont libres de fixer toutes les conditions. Une fois que leur politique d'échange ou de remboursement est communiquée aux consommateurs cependant, les commerçants sont légalement liés et doivent en respecter les dispositions.

À la lumière de ce qui précède, il est donc conseillé de se méfier des croyances populaires et de s'informer de la teneur de la politique interne du commerçant avant de conclure l'achat et de prendre soin de la faire inscrire sur la facture.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer