Marmen en pleine expansion

Ce sont des équipements comme celui-ci que nous... (Photo: Stéphane Lessard)

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Ce sont des équipements comme celui-ci que nous retrouverons à l'intérieur de la nouvelle usine de Marmen, située sur la rue Houssart dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'entreprise trifluvienne Marmen, spécialisée dans l'usinage de haute précision, prend de l'expansion. En même temps qu'elle annonce l'acquisition d'une usine aux États-Unis, la compagnie consolide ses activités à Trois-Rivières en complétant la construction d'une nouvelle usine qui devrait entraîner la création d'une cinquantaine d'emplois.

Pour la première fois de son histoire, Marmen s'implante à l'extérieur du pays. Ses dirigeants sont à finaliser les détails de l'acquisition d'une usine de 150 000 pieds carrés (14 000 mètres carrés) à Sioux Falls, dans le Dakota du Sud, afin de fabriquer des tours d'éoliennes. La compagnie souhaite ainsi s'ouvrir les portes du marché du centre des États-Unis.

«C'est une usine neuve, construite en 2010 et jamais utilisée. Ça va nous permettre d'accroître notre part de marché dans l'industrie éolienne, particulièrement aux États-Unis», explique le président de Marmen, Patrick Pellerin. En fait, en mettant la main sur ces installations, Marmen sera mieux positionnée pour développer l'important marché de la ''Tornado Alley'' ou ''Allée des tornades'', cette zone des grandes plaines centrales des États-Unis, entre les Dakotas et le Texas, où on trouve déjà de nombreux champs d'éoliennes. «C'est un marché qu'on n'aurait pas pu développer autrement, compte tenu des coûts élevés de transport que ça représente à partir d'ici, par exemple», ajoute le président.

Celui-ci se fait d'ailleurs rassurant: la production qui sera faite à Sioux Falls n'affectera pas la production de tours d'éoliennes qui se fait ici. «C'est un marché nouveau. Et la situation actuelle aux États-Unis est favorable au développement de ce marché-là», explique-t-il. Tout au plus, ce sera de la main-d'oeuvre d'ici qui ira procéder au démarrage de l'usine aux États-Unis et qui assurera la formation des employés sur place. Si tout va bien, après quelques modifications à la configuration de l'usine de Sioux Falls, la production pourrait commencer dès cet automne et on prévoit que l'usine sera pleinement opérationnelle pour 2014. La direction de Marmen dit ne pas avoir de chiffre exact concernant la main-d'oeuvre qui sera employée à Sioux Falls. «On parle entre 100 et 250 employés», note Patrick Pellerin.

Marmen avait commencé à lorgner le marché des États-Unis à partir de 2008. «Mais la crise financière est arrivée et on a mis ça sur la glace. Aujourd'hui, la situation est plus favorable et on est content d'avoir attendu», explique le président.

Le bâtiment acquis par Marmen est situé plus exactement à Brandon, en banlieue de Sioux Falls. Si la compagnie refuse de dire combien elle a payé pour mettre la main sur ces installations, Le Nouvelliste a pu apprendre que le vendeur, Broadwind Energy, demandait 12,5 millions $. La vente de ces installations s'inscrivait dans une volonté de la compagnie de réduire et de concentrer sa production. Dans un rapport trimestriel de Broadwind, la compagnie explique que des pourparlers étaient en cours pour sceller la vente de l'usine de Brandon à un compétiteur, mais que selon elle, il y a de la place dans le marché pour l'arrivée de ce compétiteur, que l'on prend soin de ne pas nommer.

Nouvelle usine à Trois-Rivières

D'autre part, la compagnie complète présentement la construction d'une nouvelle usine, sur la rue Houssart dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, qui sera consacrée à la production de pièces de petites et moyennes dimensions servant principalement au marché du pétrole et du gaz. D'autres pièces servant à la production et à l'exploitation des mines y seront aussi fabriquées. La totalité des pièces qui seront fabriquées dans cette nouvelle usine sont destinées à l'exportation.

Cette construction nécessite un investissement d'une quinzaine de millions de dollars et devrait entraîner la création d'une cinquantaine d'emplois. Le bâtiment, déjà bien avancé, a été conçu pour être agrandi facilement. «En on espère qu'on aura besoin de l'agrandir», remarque Patrick Pellerin.

À son ouverture, il aura une superficie de 30 000 pieds carrés (2800 mètres carrés) et accueillera aussi des installations permanentes destinées à la formation de nouveaux machinistes. «C'est une démarche qui s'inscrit dans la continuité de notre programme de cohorte d'usinage, qui offre la conciliation travail-études et qui a été développé en collaboration avec Emploi-Québec et le Carrefour Formation Mauricie», conclut le président.

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