Le processus de conciliation se poursuit à l'A.B.I

L'Aluminerie de Bécancour... (Photo: Sylvain Mayer)

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L'Aluminerie de Bécancour

Photo: Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que les syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour devaient se prononcer aujourd'hui et demain sur l'offre «finale» de l'employeur, avec les dangers d'un rejet tel que recommandé par le comité de négociation, le début de la semaine est plutôt marqué par la reprise des pourparlers en présence d'une conciliatrice.

«Le processus se poursuit», a simplement fait savoir Isabelle Bédard, du service des communications à l'A.B.I. Et du côté syndical, on n'était pas en mesure de faire connaître les dates des prochaines rencontres.

Non seulement a-t-on réussi à éviter un conflit de travail, mais la menace de fermer une demi-série de cuves n'a pas été mise à exécution, malgré le niveau de métal jugé élevé depuis plusieurs semaines.

D'après des sources internes, la question du fonds de pension serait bel et bien réglée et les salaires ne poseraient pas problème avec des hausses annuelles de 2,8 %, 2,6 %, 2,5 % et 2,5 % pour un contrat de quatre ans. C'est plutôt la nouvelle offensive de réorganisation, accompagnée d'une attrition de postes, qui serait dure à avaler du côté syndical.

Après plus de cinq mois de négociations, la direction de l'A.B.I. avait déposé la semaine dernière son offre «finale» aux trois unités syndicales en vue du renouvellement de la convention collective échue depuis le 22 novembre 2012.

L'entreprise a un droit de lock-out depuis la fin du contrat de travail tandis que le syndicat détient un mandat de grève dans sa poche.

Dernièrement, la Commission des relations du travail avait prolongé l'ordonnance qui empêche les travailleurs de ralentir ou de limiter la production de l'usine.

Touchant les 900 travailleurs membres du Syndicat des Métallos, cette ordonnance est valide jusqu'à la signature de la convention collective ou jusqu'à ce que les droits de grève ou de lock-out soient exercés.

Il s'agit d'une première négociation pour Nicole Coutu depuis sa nomination comme présidente et directrice générale de l'A.B.I.

Son prédécesseur, Pierre Lapointe, avait créé du remous en voulant s'attaquer à l'organisation du travail.

À son avis, l'avenir de l'aluminerie passait par la collaboration des employés. Cette attaque frontale contre le syndicat avait dégénéré en affrontements juridiques et en véritable partie de bras de fer devant la Commission des relations du travail.

L'intervention de Lucien Bouchard comme médiateur spécial avait permis de mettre le couvercle sur la marmite en juin 2011.

Deux ans plus tôt, sous Pascal Cléry, la crise économique avait amené l'employeur à réclamer des concessions de la part des employés syndiqués et ce, encore là, alors que le contrat de travail était toujours en vigueur. C'est sous la menace de la fermeture d'une série de cuves et la perspective de 275 mises à pied que les travailleurs avaient accepté, entre autres, une réduction de 15 % des heures travaillées.

Cette confrontation avait entaché une paix industrielle déjà fragile qui avait suivi la grève de quatre mois et demi en 2004, sous le règne de Louis-Régis Tremblay.

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