L'entrepreneuriat préoccupe Jean-Guy Paré

Jean-Guy Paré, coprésident du Comité du fonds de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Jean-Guy Paré, coprésident du Comité du fonds de diversification de 200 millions $.

Photo: Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que le milieu doit composer avec la nouvelle réalité de la fermeture de la centrale nucléaire, qui compte 800 emplois, Jean-Guy Paré est déjà en mode post-Gentilly-2 par son rôle de coprésident du Comité du fonds de diversification de 200 millions de dollars. Et dans un premier rapport qu'il remet ces jours-ci au gouvernement québécois, l'entrepreneuriat et la rétention des 25-35 ans figurent parmi les principales préoccupations.

Le portrait des forces et faiblesses de la Mauricie et du Centre-du-Québec, mais aussi de la ville de Trois-Rivières et de la MRC de Bécancour a permis d'identifier ces deux derniers territoires comme peu vigoureux au plan entrepreneurial, contrairement à des MRC telles que Drummond, l'Érable et Arthabaska. Il faut dire que le tissu économique trifluvien a longtemps été caractérisé par de grandes usines alors que du côté de Bécancour, le parc industriel fournit historiquement son lot d'emplois bien rémunérés via de grandes sociétés ou des multinationales.

Conséquence? La plupart de la dizaine de promoteurs intéressés à ce jour par le fonds de 200 millions de dollars provient de l'extérieur. «Peu de nos gens partent les entreprises», admet M. Paré.

Ce qui ne l'empêche pas de souhaiter que plusieurs PME viennent se greffer aux donneurs d'ordre du parc industriel, actuels et futurs. Car deux projets majeurs ont déjà été annoncés avec IFFCO et Rio Tinto Fer et Titane. «On veut favoriser la sous-traitance chez nous. Et pour le CLD, le soutien aux PME est très important», affirme-t-il.

D'ailleurs, en 2012, les interventions de l'organisme ont permis de créer ou maintenir 154 emplois, générant des investissements de 6,5 millions de dollars.

Pour son directeur général, André Roy, la culture et la relève entrepreneuriales font effectivement partie des défis à relever et la question des espaces industriels représente une autre préoccupation.

Inquiet de ce qui se passe à l'A.B.I., le président Jean-Guy Paré reste tout de même optimiste pour 2013, surtout que la région, dit-il, peut compter sur des maisons d'enseignement et une main-d'oeuvre qualifiée.

«Et il y a tout ce qui s'appelle nouvelle énergie, production agricole. On se diversifie. Et il y a le parc industriel 30-55», fait-il remarquer.

En lien avec le fonds de 200 millions, ce dernier produira en mars un deuxième rapport contenant les recommandations pour les divers projets reçus.

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