Reprise des discussions à l'A.B.I.

Depuis la fin du contrat de travail le... (Photo: Émilie O'Connor)

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Depuis la fin du contrat de travail le 22 novembre dernier, le milieu retient son souffle en raison du droit de lock-out et du vote de grève qui peuvent être appliqués à tout moment.

Photo: Émilie O'Connor

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Les discussions pour le renouvellement de la convention collective ont repris, hier, à l'Aluminerie de Bécancour, soit trois jours après la rencontre au sommet qui a eu lieu à Pittsburgh entre la haute direction d'Alcoa et les représentants de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos.

Ceux-ci avaient d'ailleurs qualifié cette réunion de «cordiale et constructive». Les parties avaient convenu de ne pas divulguer la teneur des échanges, voulant laisser toute la place à la négociation pour en arriver à une entente et éviter ainsi un conflit.

Depuis la fin du contrat de travail le 22 novembre dernier, le milieu retient son souffle en raison du droit de lock-out et du vote de grève qui peuvent être appliqués à tout moment. Un sursis de cinq jours avait permis un blitz de négociations intense. Mais l'impasse au plan local avait amené le syndicat à solliciter ce rendez-vous au siège social américain de la géante de l'aluminium qui est propriétaire des installations de Bécancour à 75 %, le reste appartenant à Rio Tinto Alcan.

Malgré la reprise des discussions, une nouvelle date a été fixée pour l'audience devant la Commission des relations du travail, soit le 19 décembre. Prévue initialement mardi dernier, cette partie de bras de fer a été reportée «par manque de disponibilité», assurait-on du côté de l'A.B.I.

Le 21 novembre dernier, soit à l'aube d'un arrêt de travail potentiel, les syndiqués avaient été sommés de cesser immédiatement tout ralentissement de la production et de reprendre l'exercice normal de leur boulot.

Dans sa décision, la Commission des relations du travail en venait à la conclusion «qu'il y a un grave problème à l'aluminerie» tout en évoquant des négociations «ardues».

«Des retards importants accumulés à la fonderie font en sorte qu'A.B.I. n'a plus l'espace nécessaire dans ses cuves pour garder l'aluminium déjà produit et non coulé, l'obligeant soit à réduire sa production, soit à mettre les cuves en dormance pour ensuite les fermer. Elle n'est plus en mesure de poursuivre ses activités normales», pouvait-on y lire.

Par contre, la preuve ne permettait pas de conclure que les Métallos aient encouragé ou appuyé ce ralentissement d'activités. «Cela ne les libère toutefois pas de leur obligation de rappeler leurs obligations aux salariés qu'ils représentent», poursuivait le juge administratif Raymond Gagnon.

L'employeur s'était adressé à cette instance relativement à «des gestes illégaux visant à ralentir la production pendant la durée de la convention collective». Et selon le juge, l'émission de l'ordonnance provisoire était alors appropriée «compte tenu de l'urgence de la situation».

«En effet, si la situation perdure, les conséquences prévisibles sont majeures et risquent d'entraver la production. La balance des inconvénients penche du côté d'A.B.I.», avait tranché la Commission des relations du travail.

Bref, l'ordonnance exigeait de la part des travailleurs un retour à la normale en s'abstenant de ralentir les activités de l'aluminerie.

La décision administrative reste donc en vigueur jusqu'à l'audience sur le fond de l'affaire dans moins de deux semaines.

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