Le trésor caché d'Hydro-Québec

Le LTE est dans le paysage de Shawinigan... (Photo: François Gervais)

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Le LTE est dans le paysage de Shawinigan depuis 25 ans.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Laboratoire des technologies de l'énergie (LTE) a beau exister depuis 25 ans à Shawinigan, ses travaux restent méconnus du grand public. Pourtant, la clientèle d'Hydro-Québec profite des efforts déployés discrètement, mais efficacement par la soixantaine de personnes sur l'avenue de la Montagne pour améliorer la performance énergétique des bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels. Et plus de la moitié du personnel est constituée de chercheurs.

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Le responsable du LTE, Michel Dostie, mène une nouvelle phase de recherche sur le séchage du bois de construction.

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Le LTE fait partie de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) qui compte aussi le laboratoire de recherche et d'essais de Varennes. Le premier est axé sur le consommateur tandis que le second répond plutôt aux besoins internes de la société d'État.

Hydro-Québec est la seule entreprise d'électricité en Amérique du Nord à posséder un centre de recherche de l'importance de l'Institut de recherche. Elle consacre en moyenne 100 millions de dollars par année à ses projets d'innovation.

Et l'IREQ regroupe 500 personnes: des scientifiques, des techniciens, des ingénieurs et du personnel de toutes spécialités qui unissent leurs expertises et leurs énergies pour soutenir Hydro-Québec dans toutes les facettes de ses activités, de la production de l'électricité jusqu'à sa consommation.

À lui seul, le LTE nécessite un budget annuel de 11 millions de dollars pour près de 100 projets de recherche par année dans des secteurs aussi variés que l'efficacité énergétique, l'utilisation optimale de l'énergie, les énergies renouvelables et l'électrification des transports terrestres.

Dans leur ensemble, les travaux de l'IREQ permettent notamment de prolonger la vie utile des équipements, d'accroître leur rendement, d'optimiser la maintenance, d'appuyer les programmes d'efficacité énergétique et d'améliorer le service à la clientèle.

«Notre passion, c'est d'aider les clients d'Hydro-Québec à faire l'utilisation la plus judicieuse possible de l'énergie en développant de nouvelles approches technologiques performantes qui répondent à leurs besoins», souligne Michel Dostie, chef-Expertise-Utilisation de l'énergie et responsable du LTE.

Et cette passion, elle est contagieuse au sein de l'équipe. Il suffit de voir avec quel enthousiasme la chercheure Célyn Le Bel parle de «ses» maisons d'expérimentation installées l'an dernier sur le site du LTE pour permettre une analyse globale du comportement énergétique d'une résidence. Et la recherche visera même éventuellement à «quantifier le confort».

«On cherche des mesures d'efficacité énergétique sur le parc résidentiel existant», précise M. Dostie.

Les installations et équipements perfectionnés du LTE lui permettent donc de réaliser des essais visant la mise au point de nouvelles technologies et l'évaluation de la performance d'options prometteuses en efficacité énergétique.

Parmi les principales réalisations du LTE, on retrouve son important soutien au développement du Diagnostic résidentiel, un outil gratuit et accessible en ligne qui est devenu une référence pour analyser la consommation des clients résidentiels et leur recommander des mesures par lesquelles ils réduiront leur consommation d'énergie.

Ce qui était anciennement connu sous le nom de Laboratoire des technologies électrochimiques et des électrotechnologies (LTEE) a aussi contribué à confirmer que l'utilisation de thermostats électroniques peut se traduire par une réduction allant jusqu'à 10 % des coûts de chauffage annuels.

Le LTE appuie également les entreprises commerciales et industrielles en testant ou en développant des technologies qui favorisent une utilisation optimale de l'énergie. Par exemple, il a participé au développement d'un procédé utilisant la technologie par haute fréquence sous vide pour le séchage du bois de construction. Cette technologie de pointe permet de réduire considérablement le temps de séchage du bois - le faisant parfois passer de quelques jours à quelques heures - tout en améliorant la qualité du bois lui-même.

À ce sujet, une nouvelle phase de recherche est en démarrage «pour permettre aux scieries qui ont survécu d'améliorer leur compétitivité et d'accéder au marché du bois d'ingénierie». Il faut dire que la crise forestière était venue compliquer la suite des travaux amorcés à l'époque sous le titre d'Électrobois.

D'ailleurs, l'application des résultats de recherche est souvent freinée par les caprices du marché et la conjoncture économique. C'est ce qui explique, entre autres, la disparition des Limtech et SAM Électron au cours des dernières années. Ce qui fait dire à Michel Dostie qu'au plan des retombées régionales, les succès sont davantage technologiques que commerciaux. «Il y a eu des efforts et beaucoup de développements de procédés industriels», confirme celui qui parle tout de même de «quelques centaines d'implantations de procédés industriels électriques» reliées au LTE.

Finalement, en se promenant dans les différents locaux du laboratoire, on y découvre tantôt une observation sur la durée de vie des anodes (électrolyse du zinc), tantôt un plateau de travail sur la recharge et les interactions avec les véhicules électriques.

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