Fonds de diversification de 200 M$: à la recherche de la structure optimale

La ministre Élaine Zakaïb et le président de... (photo: émilie o'connor)

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La ministre Élaine Zakaïb et le président de la CCITR, Patrick Charlebois, ont affirmé avoir clarifié la situation entourant l'utilisation du fonds de diversification de 200 millions $.

photo: émilie o'connor

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(Trois-Rivières) Le flou entourant l'utilisation du fonds de diversification économique de 200 millions $ pour compenser la fermeture de Gentilly-2 semble s'être estompé... du moins entre la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières et le gouvernement du Québec.

C'est ce qu'a voulu faire savoir la ministre à la Banque de développement économique du Québec Élaine Zakaïb, accompagnée par la députée de Champlain Noëlla Champagne, lors d'un point de presse improvisé, hier en toute fin d'après-midi, aux côtés du président de la CCITR, Patrick Charlebois.

Au cours des derniers jours, plusieurs ont crié à l'injustice en apprenant que le fonds de diversification n'allait pas se faire uniquement sous forme de subventions. L'opposition n'a d'ailleurs pas loupé l'occasion de dénoncer la situation à l'Assemblée nationale, en accusant le Parti québécois de renier ses engagements.

Encore une fois hier, la ministre Zakaïb a rappelé que le gouvernement Marois avait toujours eu l'intention d'utiliser une formule regroupant des prêts, des garanties de prêts, des prises de participation et des subventions. Il s'agira de cas par cas, selon les différents projets soumis. Hier encore, il a été impossible de savoir quelle tranche du 200 millions $ sera allouée en subventions.

«Les projets vont se financer un à un et on va trouver la structure de financement optimale pour chacun des projets. Je ne suis pas certaine que la subvention c'est la solution à tous les maux», a-t-elle déclaré lors de cette rencontre de presse de dernière minute où aucun communiqué n'a été émis.

La ministre Zakaïb a également précisé que c'est Investissement Québec qui se chargera d'émettre les recommandations pour la structure de financement des projets. Toutefois, la décision finale reviendra toujours au comité régional qui s'assurera de voir à la gestion du fonds de 200 millions $.

Pour sa part, le président de la CCITR s'est dit rassuré par la visite de la ministre. «Dans notre discussion, il y a avait le mot souplesse. À quelque part, je ne pense pas que c'est une bonne idée d'avoir un fonds uniquement composé de subventions ou uniquement de prêts. La solution est entre les deux. Il faut donc équilibrer ça selon les projets», a-t-il dit.

Note discordante

Au terme de cette rencontre initiée par la députée Noëlla Champagne, à laquelle le coprésident du comité régional Jean-Guy Paré a participé, un seul point de discorde a été soulevé, soit le montant de 200 millions $, jugé insuffisant par les décideurs locaux.

«On va avoir tellement de projets en région qu'il va manquer d'argent. On fera nos représentations en conséquence lors de la commission parlementaire», a rappelé M. Charlebois.

Par ailleurs, ce dernier n'a pas paru dérangé par les pro-

portions de ce tiraillement qui s'est rendu jusqu'à l'Assemblée nationale. «Un débat, c'est toujours sain dans une société», a-t-il souligné.

Pour l'occasion, hier, la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, ainsi que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Denis Girard, brillaient notamment par leur absence. La mairesse de Bécancour, qui a appris la tenue de cette rencontre lorsque Le Nouvelliste l'a contactée, n'avait pas reçu d'invitation. Elle n'a toutefois pas semblé froissée de ne pas y avoir assisté puisqu'il s'agissait d'une rencontre avec la Chambre de commerce. Dans le cas de M. Girard, on a évoqué un conflit d'horaires.

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