A.B.I.: des retraités manifestent

Plusieurs dizaines de retraités de l'A.B.I. sont venus... (Photo: François Gervais)

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Plusieurs dizaines de retraités de l'A.B.I. sont venus manifester devant l'usine, ce matin, en appui aux syndiqués.

Photo: François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

Plusieurs dizaines de retraités de l'A.B.I. sont venus manifester devant l'usine, ce matin, en appui aux syndiqués. Malgré le froid mordant, ils ont tenu à appuyer leurs anciens collègues qui tentent toujours d'en arriver à une entente avec la direction.

D'ailleurs, la haute direction d'Alcoa rencontrera des représentants de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos lundi prochain, à Pittsburgh, concernant le renouvellement de la convention collective de travail.

Au terme d'un intense blitz de négociations avec la direction de l'A.B.I., le syndicat avait sollicité cette rencontre au siège social américain de la géante de l'aluminium qui est propriétaire des installations de Bécancour à 75 %, le reste appartenant à Rio Tinto Alcan. Mais hier, on s'est abstenu de commenter cette réponse positive, «voulant laisser la place à la négociation».

Selon les représentants syndicaux, cette démarche survient «dans un ultime effort pour éviter un conflit dans cette aluminerie qui emploie plus de 900 travailleurs».

«Nous avons fait du chemin et on sent qu'on est allé au bout des négociations avec la direction locale de l'usine. Dans un ultime effort pour éviter un conflit, nous demandons maintenant la possibilité de livrer notre message à la haute direction d'Alcoa. Notre objectif demeure toujours d'en arriver à une entente négociée» avait affirmé plus tôt cette semaine le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Rappelons qu'après une trêve de cinq jours au cours de laquelle les deux parties avaient renoncé à leurs droits respectifs, l'employeur a retrouvé le droit de lock-out et le syndicat, celui de grève. Les travailleurs de l'usine avaient voté la semaine dernière, dans une forte proportion, un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

Alors que plusieurs craignaient le déclenchement d'un arrêt de travail le 22 novembre dernier, date à laquelle la convention collective est venue à échéance, les parties ont opté pour un sursis de cinq jours au cours duquel les pourparlers se sont poursuivis.

En attendant cette rencontre au sommet du 3 décembre, aucune autre séance de négociations n'est prévue entre la direction de l'A.B.I. et les représentants syndicaux.

En 2004, ces derniers avaient fait le même pèlerinage à Pittsburgh pour tenter de régler un arrêt de travail qui, alors, en était à son troisième mois ou presque.

À cette époque, la démarche avait débouché sur une demande conjointe pour une rencontre de conciliation.

Avec la collaboration de Marie-Eve Lafontaine

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