Buanderie centrale vendue à Paranet

Jacques Adam vient de vendre son entreprise à... (Photo: Sylvain Mayer)

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Jacques Adam vient de vendre son entreprise à Paranet.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Buanderie centrale change de mains. L'entreprise Paranet acquiert cette compagnie de Trois-Rivières et rapatrie les activités à ses installations de Québec. La quinzaine d'employés de la Buanderie centrale se retrouveront au chômage au début du mois de décembre. Mais ils pourraient être de retour à cette entreprise à moyen terme, car le nouveau propriétaire se donne l'objectif de redémarrer le service de lavage d'ici deux ans.

Si Paranet met en veilleuse les opérations de lavage à Trois-Rivières, c'est en raison de la désuétude des équipements. L'entreprise croit que d'ici une vingtaine de mois, elle aura réussi à doubler le volume d'affaires dans le marché régional. Son plan prévoit des investissements de plus de deux millions de dollars afin de miser sur une buanderie performante à Trois-Rivières.

«La bâtisse, on la garde. Elle demeurera un centre de distribution jusqu'à la réouverture. Le but est de la réutiliser en-dedans de deux ans. Si on double le chiffre d'affaires, on investit. Trois-Rivières est dans le plan de match. Mais les 15 emplois perdus, c'est la mauvaise nouvelle et on le fait à contrecoeur», raconte Dominic Parent, président et directeur général de Paranet, une entreprise familiale présente à Québec depuis plus de 40 ans.

Jacques Adams, propriétaire de la Buanderie centrale, confirme qu'il n'était pas intéressé à investir dans ses équipements. Et comme il n'a pas de relève, il a vendu ses installations.

«Les appareils qui sont là ont 30 ans. Une laveuse industrielle de 200 livres de capacité coûte entre 85 000 $ et 100 000 $. Une calandre, qui sèche et presse le linge, c'est 150 000 $ à 200 000 $. Pour avoir plus de volume, ça prend des investissements et je ne veux pas en faire. Mais l'acheteur, oui.»

Paranet vient de réaliser cette transaction dans le but avoué de développer le marché de Montréal. Mais pour y arriver, on doit d'abord s'occuper du marché de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Cette tâche relèvera de Jacques Adams.

«Si Paranet achète la bâtisse à Trois-Rivières, c'est pour qu'elle devienne son pied-à-terre pour développer le marché local et celui de Montréal. Et le marché local est à développer, que ce soit à Shawinigan, à Drummondville, à Victoriaville», continue M. Adams.

Selon Dominic Parent, Paranet est une entreprise bien installée qui roule à belle allure. Au fil des ans, elle a réussi à établir de véritables relations de partenariat avec de nombreux hôtels au sein desquels elle assure la gestion de la literie. Les besoins de main-d'oeuvre sont réels et les 15 employés de Trois-Rivières auraient pu être rapatriés à Québec s'ils avaient accepté cette relocalisation.

«Ce sont des gens d'expérience. Les gens de Trois-Rivières, je les engagerais demain matin», dit M. Parent, qui assure que le service offert à la clientèle mauricienne sera de qualité.

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