La CSN discute de rapport de force et de mondialisation

Jacques Létourneau est le président de la CSN.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Jacques Létourneau est le président de la CSN.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'action syndicale doit faire preuve de créativité pour réinventer son rapport de force en cette période de mondialisation des marchés, croit Jacques Létourneau.

Le nouveau président de la Confédération des syndicats nationaux est à Trois-Rivières pour prendre part au 12e colloque Gérard-Picard. Plus de 300 personnes provenant de syndicats privés sont arrivées hier afin de discuter de ce sujet crucial.

«L'économie change, rappelle le président de la CSN. L'action syndicale doit se faire différemment de ce qu'on faisait il y a 30 ou 40 ans. Il faut se réinventer. Il faut s'adapter à la réalité d'aujourd'hui.»

La croissance des idées néolibérales, la montée de l'individualisme et la concentration des entreprises dans un secteur donné ont un impact sur le rapport de force des syndicats. Les participants au colloque, qui proviennent essentiellement des secteurs industriel et des communications, feront part de leur expérience vécue dans leur milieu de travail. Un invité européen prendra part également aux échanges.

«Dans un contexte de mondialisation, est-ce qu'on peut développer des liens avec les syndicats d'autres pays pour connaître les réalités des relations de travail, les conventions collectives au Brésil, aux États-Unis? se questionne Jacques Létourneau. On fait ce travail en pensant au renouvellement de notre rapport de force. On n'a pas le choix d'innover.»

Selon M. Létourneau, les syndicats possèdent toujours un rapport de force qui leur permet de négocier des conventions collectives et d'adopter une approche de partenariat avec les entreprises.

«Il y a dans nos sociétés l'écart entre les plus riches et les plus pauvres qui augmente depuis 30 ans. Il y a de moins en moins de classe moyenne. Quand on parle de répartition de la richesse, ça peut se faire par la négociation des salaires dans une convention collective et par la négociation pour nos programmes sociaux. Plus que jamais, il y a de la place à l'action syndicale», soutient M. Létourneau.Le colloque qui s'est amorcé hier prend fin cet après-midi.

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