Depuis quelques semaines, l'information selon laquelle la compagnie avait choisi Trois-Rivières circulait et avait même été relayée par des intervenants en développement économique dans la région de Sainte-Agathe-des-Monts, qui avaient obtenu confirmation de la part de Gexel que leur ville n'avait pas été retenue pour l'implantation d'un centre d'appels. Mais la compagnie elle-même, qui ne retournait pas les appels des médias, n'avait toujours pas confirmé cette nouvelle.
Cette fois, c'est plus sérieux. La compagnie est déjà en pourparlers avancés avec le propriétaire de l'immeuble qu'occupe aussi Le Nouvelliste. Gexel a besoin de suffisamment d'espace pour aménager 150 postes de travail. Le propriétaire, Pierre Barakett, préfère ne pas commenter ces informations et souhaite laisser la compagnie faire sa propre annonce officielle. Il a toutefois indiqué que des discussions étaient toujours en cours avec Gexel.
Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, Gexel pourrait amorcer ses activités à Trois-Rivières dès le mois de février, avec la formation des employés qui entreront en fonction en avril.
Il y a quelques semaines, les dirigeants d'Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières avaient indiqué qu'ils s'attendaient à avoir une réponse d'ici la fin du mois de novembre concernant la possibilité que Gexel implante un centre de contacts clients à Trois-Rivières. Avec l'annonce qui sera faite demain, on s'attend à ce qu'une opération de recrutement soit aussi lancée assez rapidement.
Au printemps dernier, le président et chef de la direction de Gexel, Paul Trihey, indiquait que la compagnie était en pleine expansion et que pour s'implanter à Trois-Rivières, il fallait d'abord vérifier la disponibilité de la main-d'oeuvre. La récente fermeture du centre d'appels IQT a laissé sans emploi plusieurs personnes déjà formées pour travailler dans une entreprise de la sorte, ce qui aurait pesé dans la décision de Gexel.
En juin dernier, l'entreprise dont le siège social est basé à Montréal avait tenu une journée portes ouvertes au Cégep de Trois-Rivières afin de rencontrer des candidats potentiels. Environ 250 personnes s'y étaient présentées, parmi lesquelles on retrouvait plusieurs ex-employés de IQT.
À Trois-Rivières, Gexel embaucherait essentiellement des agents de centre de contacts clients, mais des emplois en gestion, en ressources humaines et en technologies de l'information seraient également disponibles. La compagnie, qui appartient depuis deux ans à des intérêts belges, compte aussi des centres d'appels à Montréal, Magog, Cowansville et Thetford Mines.
«On a travaillé fort»
Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, préfère encore demeurer prudent quant à une possible annonce de la part de Gexel. «Si ce que vous me dites se confirme, alors ce sera une très bonne nouvelle pour Trois-Rivières. On a travaillé fort dans ce dossier-là et si c'est nous, ça va nous faire plaisir d'accueillir cette entreprise-là comme il se doit», a-t-il indiqué.
Le maire constate lui aussi que les intervenants économiques de la région des Laurentides ont clairement laissé entendre que Gexel leur avait indiqué que ce serait Trois-Rivières. «Mais nous, on ne voulait pas rien tenir pour acquis tant que tout ne serait pas signé. On espère que ça va aller dans ce sens-là», a-t-il ajouté.