Reprise des négociations à l'A.B.I.

L'Aluminerie de Bécancour inc.... (Photo: Ève Guillemette)

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L'Aluminerie de Bécancour inc.

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(Bécancour) Les assemblées des syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour (A.B.I.) qui devaient avoir lieu hier soir et aujourd'hui afin de voter un mandat de grève ont finalement été reportées. Les négociations ont repris ce week-end entre les leaders syndicaux et Alcoa Canada.

Les syndiqués seront toutefois conviés, comme le rapporte Radio-Canada, à une autre assemblée syndicale prévue demain, car c'est ce jeudi, le 22 novembre, que prend fin l'actuelle convention collective pour les quelque 920 travailleurs de l'aluminerie. Des rumeurs de lock-out circulent également à l'A.B.I.

Le Nouvelliste a appris la semaine dernière que la direction désirerait abolir une centaine de postes en plus de recourir à davantage de sous-traitance et de revoir le régime de retraite. Le syndicat a d'ailleurs installé la semaine dernière une roulotte devant l'aluminerie afin d'être prêt advenant un conflit de travail.

La mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, souhaite «de tout coeur» que les deux parties arrivent à s'entendre. «J'espère qu'ils arriveront à une entente», précise-t-elle en soulignant que la fin de la convention collective arrive à grands pas.

Gaétane Désilets ne souhaite pas qu'un conflit de travail éclate à l'A.B.I., particulièrement dans les circonstances actuelles. Bécancour peine à se remettre de l'annonce de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la perte des 800 emplois qui l'accompagne. «Il n'y a pas d'arrêt de l'A.B.I. qui est utile avec tout ce qu'on connaît présentement», précise la mairesse.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, abonde dans le même sens. «Je souhaite que les deux parties négocient de la façon la plus ouverte pour écarter tout conflit», lance-t-il en affirmant être disponible pour aider les deux camps en négociations.

De plus, Donald Martel soutient que les entreprises de Bécancour ne veulent pas d'un conflit de travail alors qu'elles subissent les conséquences de la fermeture de Gentilly-2. «Je pense à ces sous-traitants qui perdent des contrats à la centrale. Et là ils pourraient perdre l'A.B.I.», souligne le député caquiste.

«Je souhaite que le parc industriel augmente son nombre d'emplois», ajoute M. Martel.

Les négociations actuelles se déroulent alors que plusieurs nouvelles alumineries, plus performantes, ont été construites. De plus, à compter de 2015, les coûts de l'énergie, qui ne cessent de monter, amèneront des dépenses supplémentaires d'environ 100 millions $ par année pour A.B.I.

Rappelons que les négociations entre le syndicat des travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour, affilié au Métallos, et la direction de l'entreprise n'ont jamais été simples.

L'ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, avait d'ailleurs servi de médiateur spécial lors de la dernièrenégociation. Après plus d'un an de tensions, les syndiquésavaient accepté à 75 % l'offre patronale.

En 2009, l'employeur avait demandé en pleine crise économique des concessions de la part de ses 800 employés. Menaçant de fermer une série de cuves, ce qui aurait entraîné la perte de 275 emplois, l'entreprise avait obtenu des concessions de 15 % des heures travaillées.

En terminant, les travailleurs de l'A.B.I. avaient fait la grève pendant quatre mois et demi en 2004. «Ça été difficile. La prochaine fois pourrait être périlleuse», estime Donald Martel.

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