Résolu veut d'autres concessions des travailleurs

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Une autre tuile vient de tomber sur les employés de l'usine Laurentide.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après avoir annoncé l'arrêt définitif de la machine à papier numéro 10 à l'usine Laurentide la semaine dernière, Produits forestiers Résolu demande un effort supplémentaire aux employés qui survivront à cette décision. La direction souligne que dans le nouveau contexte d'exploitation, des modifications doivent être apportées au contrat de travail, qui ne vient pourtant à échéance qu'en 2014.

Seulement deux jours après la mauvaise nouvelle, les syndiqués étaient invités à une série de rencontres pour discuter des nouveaux enjeux. Terry Black, président du local 139 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (FTQ), s'élève contre cette démarche patronale, alors que le corps de la machine numéro 10 est encore chaud. Son arrêt définitif est prévu le 26 novembre.

«Ils nous présentent cela comme une négociation», explique M. Black. «Ils sont arrivés avec un beau catalogue de biffage d'articles de notre convention collective. On nous parle de coûts de production et de compétitivité.»

Les discussions ne portent pas sur les salaires. Par contre, des aménagements sont demandés pour les vacances, le temps supplémentaire et le droit de rappel. Évidemment, les représentants syndicaux ont manifesté leur désaccord.

«Nous sommes dans une impasse», constate M. Black.

Aucune autre date de rencontre n'est prévue. «Ils nous ont dit de quitter et ils ont mentionné qu'ils allaient nous rappeler.»

Pire, M. Black détecte une forme de chantage par rapport au sort des travailleurs qui perdront leur emploi avec l'arrêt de la machine numéro 10 et qui approchent de la retraite. La semaine dernière, Produits forestiers Résolu annonçait pourtant qu'elle travaillerait avec les représentants syndicaux et les gouvernements afin d'atténuer les impacts de cette décision, «notamment en examinant la possibilité de départs à la retraite».

«On nous dit que c'est ça ou sinon, des mesures incitatives (pour la retraite), il n'y en aura pas», déplore M. Black. Dans son unité, 38 travailleurs pourraient bénéficier d'aménagements particuliers pour atténuer les pénalités prévues pour une retraite avant 57 ans.

«Les gens sont inquiets», résume le porte-parole syndical. «Ils ne savent pas trop ce qui se passe, ce qui va arriver le26 novembre.»

M. Black est d'autant plus éberlué que dans le propre communiqué corporatif publié le6 novembre, Produits forestiers Résolu souligne que «la direction entend s'assurer que tous les employés touchés obtiennent le soutien nécessaire, que les conditions prévues à cet effet dans les conventions collectives de travail soient respectées (...)».

Contexte différent

Pierre Choquette, directeur principal, Affaires publiques au Canada chez Produits forestiers Résolu, ne tient pas à entrer dans le détail des discussions en cours. Il insiste toutefois pour mentionner que les salaires ne font pas partie des demandes.

Par contre, le porte-parole précise qu'avec une seule machine à papier entre ses murs, le contexte change maintenant à la division Laurentide.

«Notre objectif à atteindre est celui d'adapter les méthodes de travail à la nouvelle réalité de l'usine», explique M. Choquette. «Elle ne fonctionnera plus maintenant que sur une machine. Il doit donc y avoir des discussions autour de la table pour en arriver à s'adapter à cette réalité. Comment doit-on s'ajuster pour nous assurer que les contrats de travail seront compatibles à cette réalité?»

M. Choquette se défend de profiter d'un contexte extrêmement fragile pour mettre le couteau sur la gorge des travailleurs, en négociant des clauses à deux ans de l'échéance de la convention collective en vigueur.

«Ce serait un peu rapide de sauter à ces conclusions», commente-t-il. «Nous avons des discussions avec différentes unités syndicales et c'est possible que ce soit plus difficile avec l'une d'elles.»

Rappelons que l'arrêt des activités à la machine numéro 10 entraînera la perte de 111 emplois. À la suite de cette décision, il ne restera plus que 280 travailleurs à l'usine Laurentide.

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