«C'est l'enthousiasme officiel. Je salue l'arrivée d'IFFCO qui est synonyme de nouveau départ. C'est une bonne nouvelle qui amène de l'emploi. C'est agréable d'entendre des investissements de la sorte par les temps qui courent», a commenté hier la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, tout en parlant de diversification et d'avenir prometteur.
Mardi, IFFCO et la Coop fédérée avaient annoncé avoir conclu une entente d'intention en vue d'établir une usine d'engrais azotés à Bécancour, qui permettra de produire et de commercialiser l'engrais.
L'investissement générera des retombées régionales de taille, dont la création d'environ 1500 emplois pendant les étapes de construction prévues dès 2014 et plus de 200 emplois locaux à partir de 2017, une fois les différentes approbations obtenues.
Le président du conseil d'administration de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Henri Boudreau, a salué le choix de Bécancour par IFFCO. «Cela démontre le niveau de fiabilité de nos installations et l'attrait de Bécancour comme localisation stratégique à l'échelle nord-américaine», a-t-il souligné.
Co-investisseur dans cette transaction, la Coop fédérée investira 50 millions de dollars, en plus de distribuer le produit dans son vaste réseau comptant plus de 175 magasins dans plusieurs régions du Canada.
«L'urée utilisée au Québec est présentement importée de pays comme l'Égypte ou le Sultanat d'Oman. Avec ce projet, nous importons des emplois chez nous», a indiqué le chef de la direction, Claude Lafleur.
Selon lui, la Coop fédérée a été d'autant plus séduite par l'aventure qu'il s'agit d'une coopérative agricole avec une expertise internationale et que La Coop fédérée sera le distributeur exclusif. «Je souhaite que le projet soit accueilli avec bienveillance par la population de Bécancour», a-t-il lancé.
Son deuxième vice-président, Luc Forget, a parlé de ces ponts à établir entre les différentes coopératives du monde. L'annonce survient «après un an de discussions avec IFFCO, en pleine année internationale des coopératives», précise-t-il.
Par ailleurs, le président d'IFFCO, Dr U.S. Awasthi, a rappelé que la population mondiale devrait passer à 9 milliards de personnes d'ici 2050. «Nourrir la planète est un défi de taille. Au cours des prochaines années, la hausse de la production alimentaire devra passer par une meilleure productivité des sols. Dans ce contexte, il est indéniable que la demande pour l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde à l'heure actuelle, sera en forte croissance », a-t-il soutenu.
Quant au whip en chef et responsable régional, Yves-François Blanchet, il a réitéré l'engagement de son gouvernement à travailler de concert avec IFFCO et la Coop fédérée.
«Ce partenariat entre la Coop fédérée et IFFCO auquel se joint Investissement Québec démontre que Bécancour, le Centre-du-Québec et la Mauricie ont tous les attraits nécessaires pour mener à bien une diversification de l'économie locale et régionale et positionner les travailleurs de la région dans les créneaux d'excellence des prochaines décennies», a-t-il affirmé.
Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se dit «très content» de voir «200 bons emplois qui s'en viennent». «J'aime beaucoup le modèle coopératif», avoue-t-il.
Finalement, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, était visiblement heureux de cette annonce, quelques mois seulement après son entrée en poste.
«Il y a d'autres projets sur la table», a-t-il conclu.