L'A.B.I. fait appel à un conciliateur

L'Aluminerie de Bécancour inc.... (Photo: Ève Guillemette)

Agrandir

L'Aluminerie de Bécancour inc.

Photo: Ève Guillemette

Partager

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Éclipsée par les annonces à Gentilly-2 et dans le parc industriel, l'Aluminerie de Bécancour, avec ses1000 employés, vit tout de même une période charnière avec des négociations en vue du renouvellement de la convention collective qui vient à échéance le 22 novembre. Déjà, l'employeur a décidé de faire appel à un conciliateur pour maximiser les chances de réussite.

«On veut avoir tout le support possible, considérant les enjeux des deux parties. Les pourparlers ont débuté à la mi-septembre et c'est le conciliateur qui va coordonner l'agenda», a expliqué au Nouvelliste Isabelle Bédard, du Service des communications à l'A.B.I.

Cette ronde de négociations survient dans un contexte où, dit-elle, «la compétition n'est plus la même» avec de nouvelles alumineries très performantes. Et à partir de 2015, la hausse des coûts d'énergie entraînera des charges supplémentaires de l'ordre de 100 millions de dollars par année pour l'A.B.I.

«Il faut rester positif et aller de l'avant. Et le conciliateur, ce sera aidant pour les deux parties», a-t-elle ajouté.

«On espère que les deux parties vont s'entendre», renchérit la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets.

Selon le coordonnateur régional pour les Métallos, Réal Valiquette, tout est à négocier. «Les deux parties sont en demande, mais on est pas mal sur la même longueur d'onde en ce qu'on veut une convention pour le 22 novembre», a-t-il commenté, parlant de huit à neuf rencontres depuis le début des négociations le 11 septembre dernier.

Craint-il que le conflit survenu chez Rio Tinto Alcan à Alma viendra influencer les échanges à l'A.B.I.?

«Chacun a sa propre réalité. Alma, c'est Alma, Bécancour, c'est Bécancour», a-t-il fait savoir.

Celui-ci attend donc la convocation du conciliateur pour la suite des choses. Et qu'en est-il du ton des rencontres jusqu'à présent, compte tenu des relations tendues de 2011 qui avaient nécessité l'intervention de Lucien Bouchard comme médiateur spécial?

«Le monde, ça se parle. Mais l'employeur fait appel à un conciliateur, c'est qu'il y a quelque chose qui accroche», a conclu M. Valiquette.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer