La compagnie spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipements de production industrielle a signé il y a quelques mois un contrat d'un million de dollars avec l'entreprise Alstom. Divel fournira des manipulateurs et des presses hydrauliques à Alstom, qui renouvellera des voitures du métro de Montréal avec Bombardier.
Pour stocker tout le matériel nécessaire à la réalisation du contrat, Divel veut construire un entrepôt de 2200 pieds carrés sur ses terrains situés dans le parc industriel régional de la MRC de Maskinongé, à Louiseville. L'entreprise propose d'ériger un entrepôt détaché de sa bâtisse principale afin de réduire les coûts. L'investissement est d'environ 150 000 $.
«On est en croissance. Il y a une reprise depuis un an et là, on a plusieurs mandats. On doit livrer les équipements d'Alstom au début de 2013. Mais ça accroche avec la Ville», constate Stéphane Elliott, copropriétaire de Divel avec Louis Lupien.
Si le dossier accroche, c'est que Divel n'a pas obtenu une dérogation mineure concernant l'emplacement de sa future bâtisse. Le règlement de la Ville de Louiseville fixe à six mètres la marge de recul avant. La proposition de Divel est de 3,75 mètres. De plus, la distance normale entre un bâtiment principal et un bâtiment complémentaire est aussi de six mètres. Divel demande une dérogation pour son entrepôt qui se situerait à deux mètres du bâtiment principal.
Dans une décision rendue en juillet, le conseil s'appuie notamment sur une volonté de conserver l'aspect esthétique du bâtiment qui est situé à l'entrée du parc industriel. Le conseil a consenti à annuler la distance entre les deux bâtisses. Mais Louiseville refuse de plier sur la marge de recul avant.
Ce vote n'a toutefois pas fait l'unanimité. Les conseillers Yvon Deshaies et Jean-Pierre Gélinas ainsi que la conseillère Françoise Hogue Plante ont voté contre cette résolution, car ils étaient en faveur d'accorder les dérogations mineures.
«J'ai monté le dossier avec des spécialistes, on a fait des représentations en trois dimensions. On ne bloque pas la vue du coin de rue», ajoute M. Elliott, qui a commencé à regarder des locaux vacants.
Ce dernier précise qu'avant de monter son dossier, il a pris la peine de contacter le service d'urbanisme de la Ville. Tout en précisant n'avoir jamais obtenu de garantie de la part de ce service - les dossiers de dérogation mineure sont étudiés par le comité consultatif d'urbanisme et le conseil décide s'ils sont acceptés ou non - M. Elliott s'attendait à ce que le conseil accède à sa demande.
«On a un plan d'agrandissement pour tripler notre superficie, du côté ouest de la bâtisse actuelle. Le projet d'expansion varie entre 800 000 $ et un million de dollars. On a mis ça sur la glace, car on attend que la reprise soit stable. On pourrait se repositionner par rapport aux investissements futurs», lanceStéphane Elliott, en faisant allusion que ces investissements pourraient se faire ailleurs qu'à Louiseville.