Premier Aviation: les 140 emplois liés à l'aide gouvernementale

L'aide gouvernementale annoncée pour Premier Aviation est conditionnelle... (Photo: François Gervais)

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L'aide gouvernementale annoncée pour Premier Aviation est conditionnelle à la création de 140 emplois à cette entreprise de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Tant que Premier Aviation n'aura pas fait la démonstration qu'elle a créé 140 emplois dans le cadre de son entente financière avec le gouvernement du Québec, celui-ci ne versera pas un sou à l'entreprise trifluvienne.

Il y a à peine deux semaines, Premier Aviation et le gouvernement du Québec annonçaient que la compagnie profitait d'une aide publique de 1,5 million de dollars pour acquérir des équipements provenant de la liquidation d'Aveos. On précisait que cet appui financier allait permettre la création de 140 emplois à Trois-Rivières.

D'autres informations circulent toutefois depuis quelques jours. Premier Aviation utiliserait cet argent pour acheter des équipements, mais les enverrait dans ses usines ontarienne et américaine au lieu de les acheminer à Trois-Rivières, mettant ainsi en péril la création réelle d'emplois dans la capitale régionale.

Présente lors de l'annonce gouvernementale, la ministre Julie Boulet n'a pu être jointe hier. Son attaché de presse, Nicolas Murgia, précise que l'aide gouvernementale est conditionnelle à la création d'emplois.

«C'est souvent comme ça dans les programmes gouvernementaux. Dans le contrat de Premier Aviation, l'argent est relié aux emplois et à ce moment, aucune somme d'argent n'a été versée.»

Danielle Saint-Amand, députée de Trois-Rivières, tient un discours semblable.

«Le 30 juillet, on a annoncé que le gouvernement remettait 500 000 $ en subvention et un million en prêt sans intérêt. Le protocole d'entente est relié à la création de 140 emplois», mentionne Mme Saint-Amand.

Le maire de Trois-Rivières ne veut pas commenter directement ce dossier, étant donné que l'entente signée par Premier Aviation a été faite avec le gouvernement québécois. Yves Lévesque pense toutefois que Premier Aviation est une entreprise sur laquelle on peut se fier.

«Ce sont des gens qui respectent leur parole. Premier Aviation a toujours livré la marchandise», déclare M. Lévesque, en ajoutant que les clients de Premier Aviation sont hautement satisfaits du travail effectué par la compagnie.

Le Nouvelliste a tenté d'obtenir des précisions auprès de la direction de Premier Aviation, mais personne n'était disponible hier.

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