L'entreprise a en effet trouvé un terrain d'entente avec Hydro-Québec pour arriver à la signature d'un contrat d'électricité, un des enjeux majeurs pour la relance de l'usine. Selon Le Quotidien, les discussions à ce sujet auraient repris samedi dernier.
«On est en discussion avec Hydro-Québec et on souhaite évidemment redémarrer le plus tôt possible. Mais il n'y a pas de délai qui soit fixé», a mentionné, hier, Pierre Choquette, directeur des Affaires publiques au Canada pour la compagnie.
«Si on arrive à régler ce dossier-là pour notre unité de cogénération, ça va nous donner les ingrédients pour redémarrer l'usine de pâtes et papier», a-t-il ajouté, tout en se gardant bien de commenter davantage sur la teneur et le climat des échanges entre les deux parties.
À Shawinigan, on attend depuis plusieurs mois des développements dans le dossier de Dolbeau-Mistassini puisque les emplois des 160 travailleurs pourraient être compromis advenant une réouverture au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Lors d'un entretien téléphonique avec Le Nouvelliste, M. Choquette, n'a toutefois pas voulu s'avancer sur l'avenir de l'usine shawiniganaise.
«Je ne veux pas sauter à des conclusions. Ça fait quelques mois qu'on parle du redémarrage de Dolbeau, mais on n'est pas encore là. C'est donc difficile de sauter à des conclusions trop rapidement. On verra, au moment où il y aura des développements du côté de Dolbeau, quel impact ça pourrait avoir sur d'autres usines», a-t-il indiqué.
Néanmoins, le porte-parole rappelle le vieillissement des équipements de la Laurentide, plus particulièrement la machine numéro 10.
«L'enjeu demeure toujours le même. On a deux machines à l'usine Laurentide. Il y en a une qu'on sait qui est désuète et ni plus ni moins à la fin de sa vie utile. On va voir ce qui va se passer par rapport aux conditions de marché aussi. Il faut toujours essayer de maintenir un équilibre entre l'offre et la demande. Ceci dit, il n'y a pas de nouveau développement dans le cas de Laurentide.»
Selon Le Quotidien, Produits forestiers Résolu espère arriver à une entente d'ici le 15 août pour commencer à livrer l'électricité pour le 1er septembre. Présentement, une centaine de travailleurs s'affairent à tout mettre en place pour procéder au redémarrage de la machine numéro 5 afin que tout soit prêt pour commencer à brûler de la biomasse.
Hier, il a toutefois été impossible d'obtenir des réactions de la part du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) ou encore de la députée de Laviolette, Julie Boulet.