Une assiette de projets pour Mario Vincent

Mario Vincent a des projets plein la tête.... (Photo: Stéphane Lessard)

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Mario Vincent a des projets plein la tête.

Photo: Stéphane Lessard

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Normalement, l'expression «mettre la main à la pâte» décrirait bien le restaurateur Mario Vincent. Mais ces jours-ci, il a plutôt les deux mains dans une assiette de projets alors qu'il gère à la fois l'implantation d'un restaurant Maman Fournier à Victoriaville, l'ouverture d'un restaurant Vincenzo Pasta & Grill au centre-ville de Trois-Rivières et l'agrandissement de cette même bannière dans le secteur Cap-de-la-Madeleine avec l'ajout de 84 places.

«La restauration, c'est ma vie. Et il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Chaque journée commence comme si tu ouvrais pour la première fois», lance-t-il spontanément.

Outre les trois commerces qui ont fait l'objet d'investissements dépassant les deux millions de dollars, pour la création d'une centaine d'emplois, Mario Vincent dirige aussi deux restaurants Maman Fournier sur le territoire trifluvien et dans le secteur madelinois, ainsi que le restaurant Blanchet, à Drummondville. En tout, il fait travailler quelque 300 personnes.

«Il y a une nouvelle tendance, soit celle d'apporter son vin, et c'est appelé à prendre du marché», constate celui qui parle d'une industrie en constante évolution.

Maintenant qu'il est bien établi en Mauricie et au Centre-du-Québec, envisage-t-il de s'installer dans les grands centres?

«Je ne ferme pas la porte, à voir le succès du restaurant au centre-ville de Trois-Rivières. Et on va apprivoiser le restaurant de Victoriaville. Mais il y a la problématique du personnel», confie celui qui offre à ses cuisiniers des espaces de travail climatisés.

Fin de mandat à l'ARQ

Mario Vincent pourra compléter sa troisième et dernière année de mandat à la présidence de l'Association des restaurateurs du Québec comme il l'avait amorcé, c'est-à-dire, de belle façon, en accueillant à Trois-Rivières la rencontre annuelle de cet organisme prévue à l'automne.

Parmi les dossiers provinciaux qu'il a menés à terme, il y a l'implantation des modules d'enregistrement des ventes de Revenu Québec.

Actuellement, deux sujets préoccupent l'association, soit la révision de la loi sur les permis d'alcool et la vente alimentaire sur rue qui tend à se développer dans la région de Montréal.

C'est le 11 septembre prochain que l'ARQ fera valoir son point de vue sur le projet de loi no 68 modifiant la Loi sur les permis d'alcool. Une délégation sera entendue à l'Assemblée nationale par la Commission des institutions lors des consultations particulières programmées pour ce texte.

L'ARQ dira sa satisfaction de voir enfin la Loi dépoussiérée et ainsi être plus en phase avec les pratiques commerciales actuelles. Elle réitérera, en revanche, son opposition à l'obligation de formation en service responsable d'alcool pour l'ensemble du personnel et proposera plutôt une formation pour les seuls titulaires de permis.

«Le client pourra emporter sa bouteille de vin entamée, la personne mineure pourra rester sur une terrasse jusqu'à 23 h plutôt que 20 h, et au lieu d'avoir un permis d'alcool par pièce, on pourra en avoir un seul pour l'ensemble», énumère comme exemples de mesures intéressantes le futur président sortant.

Finalement, l'ARQ s'oppose à la bouffe de rue qui est envisagée dans la ville de Montréal. «Nous jugeons la concurrence dans notre secteur suffisamment grande sans qu'en plus, on ajoute des camions ambulants», conclut le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales, François Meunier.

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