Investissements de près de 820 000 $ pour la Vallée de la Batiscan

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Stanislas) Le dernier rapport annuel de la Société d'aide au développement des collectivités de la Vallée de la Batiscan indique que près de 820 000 $ ont été investis par cet organisme dans le milieu au cours de la dernière année, comparativement à 703 000 $ l'an dernier, et ce, principalement via les fonds réguliers et les fonds jeunesse.

Une performance qui fait dire à la direction de la SADC que la croissance amorcée en 2008-2009 à ce chapitre se poursuit et même que la dernière année a été bonne à plusieurs niveaux

Les projets de revitalisation municipale en particulier ont évolué de façon intéressante dans les villes de Saint-Tite, Sainte-Thècle, Sainte-Anne-de-la-Pérade et plus récemment et dans une moindre mesure à Saint-Narcisse, provoquant des investissements de la SADC dans ce secteur, particulièrement au niveau des esquisses.

Déjà, des aménagements sont visibles dans plusieurs de ces localités, dans la plupart des cas au niveau municipal dans le domaine du reverdissement, quoique Sainte-Thècle peut s'enorgueillir de quelques réalisations privées bien concrètes.

À Saint-Tite, les commerçants se font tirer l'oreille, ce qui a amené la Municipalité à prendre les bouchées doubles pour démontrer le sérieux de son projet. La SADC espère que d'autres municipalités profiteront du programme.

Par ailleurs, toujours dans les municipalités participantes, elle a réalisé l'opération «Client mystère» dans 53 places d'affaires réalisant ainsi une étude de consommation dont elle devrait livrer bientôt les résultats: accueil, ambiance, services ont été pris en compte.

La présidente de la SADC, Diane Rae, observe que l'aspect compétitif semble prendre de plus en plus le pas sur la complémentarité en matière de financement, une tendance qui l'inquiète un peu, car on n'y voit d'avantages qu'à court terme.

Il semble en effet que depuis récemment, différents ministères offrent du financement pour des petits projets de 50 000 $ alors qu'auparavant, ils intervenaient dans les dossiers d'un million $ et plus.

Autre tendance en croissance, les demandes de financement provenant d'entreprises ayant des difficultés à obtenir du financement des institutions financières traditionnelles, et ce à cause du désengagement de ces dernières dans certains domaines comme la restauration et le commerce de détail.

Il s'agit bien sûr de dossiers au risque plus élevé qui créent une pression croissante sur le portefeuille de la SADC. C'est au point que le conseil d'administration de l'organisme devra voir comment il peut s'ajuster à ce marché évolutif du financement, dans les limites qui lui sont imposées par son entente de contribution. Le problème se situerait surtout au niveau des marges de crédit.

Enfin, la SADC de la Vallée de la Batiscan se montre très satisfaite de son soutien ou son implication dans certains dossiers tels que la communauté entrepreneuriale de Mékinac, la Chambre de commerce de Mékinac et les activités entrepreneuriales en classe qui ont bien garni l'agenda du personnel.

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