Gaz naturel: le Centre-du-Québec veut être alimenté

Ginette Germain du CLD de la MRC Nicolet-Yamaska, Jean-Denis Girard,... (PHOTO: OLIVIER CROTEAU)

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Ginette Germain du CLD de la MRC Nicolet-Yamaska, Jean-Denis Girard, président de la CCICQ et Luc P. Balleux, maire de Saint-Léonard-d'Aston ont tenu un point de presse sur le prolongement du réseau de gaz naturel entre Saint-Grégoire et Saint-Léonard-d'Aston.

PHOTO: OLIVIER CROTEAU

Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(Saint-Léonard-d'Aston) Le projet de prolongement du réseau de gaz naturel d'une trentaine de kilomètres entre Saint-Grégoire et Saint-Léonard-d'Aston pourrait bien voir le jour prochainement. Le comité qui mène le projet a annoncé en point de presse qu'il irait de l'avant à la suite des résultats satisfaisants de l'étude exhaustive de consommation de gaz naturel qu'il avait commandée de la firme SNC-Lavalin.

Le comité formé d'intervenants du milieu et de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ) estime qu'il est important d'agir rapidement en raison du fait que l'absence de gaz naturel dans la MRC de Nicolet-Yamaska pose problème aux entreprises qui veulent de cette source d'énergie pour s'installer. «On sait pertinemment qu'il y a des entreprises qui n'ont pas considéré notre région pour s'installer parce que le gaz naturel n'est pas disponible. Les dirigeants savent où se trouve le réseau», indique le président de la CCICQ, Jean-Denis Girard.

Trois aspects ont été pris en compte par les membres du comité soit le développement économique du territoire, la consolidation des emplois actuels et la création de nouveaux emplois ainsi que la diminution des gaz à effet de serre (GES). «Le gaz naturel est une énergie propre et c'est la moins polluante au niveau de l'atmosphère. Considérant la réduction de la consommation d'huile de chauffage et du gaz propane transféré en gaz naturel, la réduction des GES serait de 6 %», ajoute-t-il.

Dans cette étude qui vient d'être soumise à Gaz Métro, on retrouve également des données concrètes sur la quantité de gaz qui pourrait être utilisée par les entreprises. Le volume estimé pour ces dernières qui ont répondu à l'appel de l'étude est présentement de 1 483 482 m3 annuellement. Par ailleurs, ce volume pourrait être revu à la hausse. «Plusieurs entreprises ne voyaient pas la nécessité de transformer leurs installations au gaz naturel. L'écart de prix qui se creuse avec le pétrole et l'électricité justifie maintenant cet investissement, si évidemment le réseau passe par là. Le volume pourrait donc augmenter considérablement», explique M. Girard.

Pour la ville de Saint-Léonard-d'Aston, le projet est très important, le maire Luc P. Balleux se dit prêt à défendre le dossier, classé prioritaire par le comité de développement et le milieu économique de Bécancour-Nicolet-Yamaska, auprès des gouvernements. «On a un intérêt énorme et on a décidé de prendre le taureau par les cornes. On est dans un contexte économique favorable et l'augmentation de l'industrie chez nous est importante», mentionne-t-il. Ce dernier pense d'ailleurs que ce projet d'envergure pourrait être un enjeu politique dans la prochaine campagne électorale.

Le président de la CCICQ abonde également dans le même sens. «C'était dans les plans en 2002 et on est passé à côté, cette fois-ci on ne veut pas passer à côté. Si c'est un enjeu électoral, tant mieux, plus on va en parler, plus on a des chances que cela se réalise», mentionne M. Girard.

D'ailleurs, les démarches auprès des gouvernements seront entreprises dans les plus brefs délais même si le comité devrait techniquement attendre l'étude de Gaz Métro avant de les interpeller. «On a décidé de faire les deux de front parce qu'on tient pour acquis que l'étude était là en 2002 et que c'était faisable. C'est encore réalisable aujourd'hui et avec les élections qui s'en viennent, on voulait sortir maintenant», explique M. Girard.

Le comité dit vouloir concrétiser le projet le plus tôt possible mais qu'il est cependant impossible de pouvoir mettre une date fixe. « Il y a eu des délais du côté de SNC-Lavalin, le rapport qu'on a aujourd'hui, on pensait le recevoir en avril. On arrive dans les vacances et Gaz Métro nous dit qu'il ne touchera pas au dossier avant l'automne. Donc, ça risque de prendre quelques mois», lance Jean-Denis Girard.

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