L'entreprise spécialisée dans la transformation et la commercialisation de produits du secteur métallique accueillait hier la ministre Julie Boulet dans ses installations du parc industriel de Bécancour. Mme Boulet était sur place pour confirmer différentes aides financières du gouvernement québécois qui s'élèvent à 2,2 millions de dollars. De cette somme, une subvention de 356 231 $ provient du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation afin de soutenir STB dans un projet de recherche et de développement.
«Le projet consiste à faire de la réduction d'oxyde de fer pour l'amener sous forme métallique, explique Michel Beaudoin, le président-directeur général de l'entreprise. C'est pour en faire des blocs métalliques à partir d'un procédé de cuisson. On utilise des sous-produits de fer. Il y a un marché pour ça, car c'est la matière première pour fabriquer de l'acier.»
De plus, une délégation de la compagnie se prépare à partir pour la Chine à la fin du mois de juillet. Ce voyage servira à effectuer des recherches afin de développer de nouveaux produits à l'usine de Bécancour à partir de nouvelles matières de base.
Une clientèle nord-américaine
STB transforme des matières premières à base d'alliage métallique. L'étape de transformation est suivie par la production de blocs de ferrosolicium qui sont mis sur le marché.
«Ça entre dans la composition de la fonte. On peut en faire des pièces pour le secteur de l'automobile, de la tuyauterie. On a 20 clients au Québec, au Canada et aux États-Unis. Le marché est bon», ajoute M. Beaudoin, en soulignant que STB a pris contact avec Rio Tinto Fer et Titane dans le but de participer à l'étude de préfaisabilité de son projet d'usine de quatre milliards de dollars qui pourrait voir le jour à Bécancour dans quatre ans.
L'entreprise a toujours l'objectif d'atteindre un chiffre d'affaires de 40 millions de dollars d'ici cinq ans et de miser sur 50 employés d'ici trois ans. Actuellement, quelque 20 personnes travaillent dans cette usine.
L'aide financière comprend d'ailleurs un volet formation. Ce soutien d'Emploi-Québec pourra atteindre 266 005 $. La contribution gouvernementale inclut un prêt de 600 000 $ et une garantie de prêt d'un million de dollars d'investissement Québec. Ces montants sont réservés au démarrage de STB.
Pour la ministre Boulet, la naissance de STB engendre des retombées positives pour la région. Et les qualités d'entrepreneur de Michel Beaudoin n'y sont pas étrangères.
«Pour être entrepreneur, il faut voir grand et voir loin. Ça prend de la vision, du courage et de l'audace. On a un modèle exemplaire ici», a déclaré la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.