Cette initiative qui se veut une réponse à la dernière récession et aux pertes d'emplois liées à l'industrie forestière, ciblera trois secteurs d'activité prioritaires, soit les industries en émergence (aéronautique, produits électriques et électroniques, la technologie environnementale, etc.), l'industrie forestière et les secteurs plus traditionnels comme la fabrication du meuble, le tourisme et l'agroalimentaire.
Pour appuyer les projets de diversification de l'économie, cinq actions découleront de cette nouvelle stratégie. La première est la rédaction d'un plan d'action pour la transformation du bois, qui sera déposée d'ici février 2013, afin d'identifier les opportunités d'innovation et de croissance des entreprises dans ce secteur. Un diagnostic sur l'industrie sera d'abord dressé pour décembre 2012 par un expert en génie forestier.
La deuxième action est la création d'une grappe industrielle sur l'utilisation du bois dans la construction, dans laquelle 800 000 $ sera investi par le gouvernement dans les cinq prochaines années. Cette mesure donne suite à une des recommandations d'un rapport visant à favoriser l'utilisation accrue du bois dans la construction, rendue publique en février 2012 par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
La troisième action vise à constituer un groupe de travail. Celui-ci sera dirigé par Emploi-Québec et le MDEIE et composé de 12 personnes issues des milieux de l'emploi et du développement économique de la région, pour identifier les projets porteurs et assurer le suivi de la mise en oeuvre de la stratégie. La quatrième mesure est le recours à un prospecteur de projets qui identifiera différentes initiatives pour ensuite les présenter aux membres du groupe de travail afin qu'ils puissent intervenir et utiliser le budget alloué au programme. La dernière mesure est la disposition de ressources financières additionnelles pour aider les entreprises dans la réalisation de leurs projets de diversification économique.
La ministre responsable de la Mauricie et députée de Laviolette, Julie Boulet, qui a présenté les grandes lignes de l'initiative à l'usine Fermco à Saint-Adelphe, affirme que ce projet aidera les entreprises de la région à développer de nouveaux marchés, de nouveaux créneaux et de nouveaux produits. «C'est un levier qui va nous permettre de faire plus, d'être plus proactif et de faire une démarche concertée plus proactive à l'égard de la diversification de l'économie en Mauricie».
Projet OCDE
DÉFI Emploi Mauricie s'inscrit par ailleurs dans le programme Local Economic and Employment Development (LEED) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont fait partie le Québec et l'Ontario. Il s'agit d'une analyse sur les impacts des mesures publiques sur le marché du travail. «Ce qu'on veut voir avec cette démarche, c'est à partir d'une politique gouvernementale quels sont les effets ou les répercussions en termes de création et de qualité d'emplois. Dès 2013, on devrait être en mesure de se comparer avec d'autres endroits dans le monde où il y a ce genre d'initiative», explique la ministre Julie Boulet.