Cette nouvelle usine, située sur le boulevard Louis-Loranger, dans le parc industriel des Carrefours, permettra à l'entreprise d'augmenter sa productivité grâce à une nouvelle aire de production de 24 000 pieds carrés et un espace d'entreposage plus fonctionnel. Selon le directeur des ventes et de la logistique chez la Fernandière, l'état actuel de l'entreprosage est un obstacle à une plus grande productivité. «En ce moment, nous avons trois entrepôts à Montréal, Louiseville et Trois-Rivières, ce qui fait qu'on a parfois des difficultés d'approvisionnement dues à la circulation ou à des causes hors de notre contrôle. À l'automne, tout sera au même endroit.»
La Fernandière pourra donc répondre à une plus grande demande et conclure de nouvelles ententes commerciales. Elle est notamment sur le point de signer un contrat avec une grande chaîne qui distribuera ses produits dans des magasins à grande surface partout au Canada. Par contre, M. Bernier a préféré taire le nom de cette chaine pour l'instant, puisque quelques détails administratifs sont encore à finaliser. Un autre contrat serait aussi sur le point de se signer avec un distributeur canadien.
Pour ce qui est du Québec, la charcuterie compte s'implanter dans le marché institutionnel, par exemple dans les hôpitaux et les centres pour personnes âgées. «Nous avons déjà fait des rencontres à ce sujet, nos produits sont analysés par des diététistes pour savoir s'ils sont conformes à leurs normes de santé, ça semble positif», mentionne M. Bernier.
Une salle entièrement dédiée à la recherche et au développement sera aménagée dans le nouveau bâtiment. La charcuterie compte développer de nouveaux produits, sans toutefois s'éloigner du virage entrepris il y a trois ans, alors qu'elle avait décidé de se consacrer à la fabrication de saucisses fraîches, de tournedos et de pains de viande.
La construction de la nouvelle usine est l'investissement le plus important de l'histoire de La Fernandière, qui fêtera son 65e anniversaire en 2013. «On ne peut confirmer de chiffre en ce moment, parce que nous sommes en train de compléter l'achat d'équipements en Europe et aux États-Unis, mais ça représente plusieurs millions de dollars», ajoute M. Bernier.
Ce dernier ne pouvait préciser le nombre d'emplois qui seraient créés à la suite d'investissements, mais assurait qu'une cinquantaine de postes seraient consolidés au sein de l'entreprise. «Tout dépend des contrats qu'on signera, mais c'est certain qu'il y aura de la création d'emploi.»
La construction de la nouvelle usine sera terminée en septembre prochain. La Fernandière quittera ses anciens locaux en novembre prochain et redémarrera sa production au cours du même mois.