L'indice composé S&P/TSX a échappé 105,15 points à11 330,39 points, au terme d'une séance où le volume a été plus faible. La Bourse de croissance TSXV a retraité de 30,39 points à 1175,64 points. Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de0,44 cent US à 97,16 cents US.
Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a chuté de 138,12 points à 12 502,66 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a perdu 56,26 points à 2836,16 points et que l'indice élargi S&P 500 a glissé de 21,30 points à 1313,72 points.
En Europe, Chypre est devenu le cinquième pays de la zone euro à demander une aide financière, à la suite d'une demande officielle de l'Espagne.
Sur le TSX, le déclin a été réparti à quasiment tous les secteurs. La plus importante perte a été celle du secteur des technologies d'information, soit 3,3 pour cent.
L'action de Research In Motion (TSX:RIM) a reculé de 7,5 pour cent après que certains médias eurent rapporté que le fabricant des téléphones intelligents BlackBerry envisageait de se scinder en deux sociétés distinctes. La compagnie a cependant rejeté cette possibilité et indiqué qu'elle tentait toujours de se redresser. Le titre de RIM a effacé 76 cents pour terminer à 9,36 $ - son plus bas niveau depuis novembre 2003.
Le secteur de l'énergie a retraité de 2,1 pour cent, le cours du pétrole brut ayant abandonné 55 centsUS à 79,21 $US le baril à la Bourse des matières premières de New York, poursuivant sa dégringolade amorcée à la fin février, alors qu'il valait encore 110 $US.
Les prix de l'énergie cèdent du terrain depuis que les courtiers s'attendent à ce que le ralentissement de l'économie chinoise et la crise des dettes en Europe nuise à la croissance économique mondiale et entraîne un recul de la demande pour l'énergie.
Le secteur des titres aurifères a avancé de 1,6 pour cent, stimulé par la hausse du cours du lingot d'or, qui a pris 21,50 $US à 1588,40 $US l'once, tandis que le cours du cuivre a grimpé d'un cent US à 3,32 $US la livre.
Les dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne ont accepté de recommander une aide à la croissance de jusqu'à 130 milliards d'euros lors d'un sommet visant à donner un électrochoc à l'économie et à sauver l'union monétaire.
Mais les investisseurs, déjà inquiétés par le ralentissement économique aux États-Unis et en Chine, s'attendent à être déçus par l'issue de la rencontre à Bruxelles qui doit débuter jeudi.
«On a besoin de leadership et il n'y en a pas pour l'instant», a observé Irwin Michael, gestionnaire de portefeuille chez ABC Funds. «C'est plus difficile parce qu'il y a 17 pays dans l'euro, contre un seul pays lorsque les Américains ont dû prendre les mêmes décisions difficiles en septembre 2008.»
L'Espagne a formellement demandé hier une aide pour son système bancaire en difficulté, mais sa demande laisse plusieurs questions en suspens, notamment en ce qui a trait au montant d'argent demandé. L'incertitude a déplu aux marchés et a fait grimper les coûts de l'emprunt pour le gouvernement espagnol. La Bourse espagnole a plongé de3,7 pour cent.
Chypre a aussi demandé une aide financière, refusant cependant de dévoiler publiquement quels étaient ses besoins exactement.