Autant le directeur général d'IDÉ Trois-Rivières, Yves Marchand, que le directeur de la prospection, Jean Côté, ont confié au Nouvelliste que plusieurs candidats possédant les aptitudes et l'expérience requises pour occuper un des 150 emplois qui seraient créés par l'implantation du nouveau centre de Gexel en sol trifluvien se sont présentés au Cégep de Trois-Rivières.
«On aurait pu en avoir 1000, mais l'important c'est d'avoir eu des candidatures de qualité», a indiqué M. Marchand après avoir dit être satisfait du déroulement de la journée.
Pendant une dizaine d'heures, douze personnes de Gexel ont accueilli les candidats et leur ont fait passer différentes épreuves. Elles ont reçu l'appui de sept personnes d'IDÉ Trois-Rivières. Le président et chef de direction de Gexel, Paul Trihey, faisait partie de la délégation envoyée par l'entreprise basée à Montréal. Il a affirmé avoir grandement apprécié l'accueil des gens d'IDÉ Trois-Rivières et du maire Yves Lévesque. Il n'a cependant pas voulu s'avancer sur les chances de Trois-Rivières d'obtenir le centre.
«En ce moment, il n'y a pas de villes qui sont numéros 1, 2 ou 3. Nous sommes vraiment dans une phase d'analyse du potentiel d'employabilité dans les localités avec lesquelles nous parlons. Nous voulons également voir quels sont les sites potentiels», a-t-il indiqué avant de répéter que la qualité de la main-d'oeuvre sera un facteur déterminant dans le choix qui sera probablement fait d'ici la fin de la semaine prochaine.
De plus, M. Trihey n'a pas voulu dévoiler l'identité de la troisième localité qui est en lice avec Trois-Rivières et Sainte-Agathe-des-Monts dans les Laurentides.
«Nous ne sommes pas assez avancés dans les pourparlers avec les gens de cette localité», a-t-il simplement laissé tomber.
Quarante personnes dès l'ouverture
À l'ouverture des portes, quelque 40 personnes, dont plusieurs anciens travailleurs d'IQT, étaient au rendez-vous. Josée Lavigne était du nombre et cette ancienne travailleuse des centres d'appels Durham et d'IQT avait bien l'intention de faire valoir son expérience de cinq ans pour convaincre Gexel d'installer son futur centre d'appels à Trois-Rivières.
«J'étais là à l'ouverture avec Durham, en décembre 2006, et j'étais là à la fermeture. On est près d'une vingtaine d'anciens d'IQT ce matin (hier). C'est un bon argument pour convaincre la compagnie de s'installer ici. On a des compétences, de l'expérience. On a des chances», a raconté Mme Lavigne, qui a adoré ses années passées en tant qu'employée d'un centre d'appels.
Tout comme les trois autres personnes assises à la même table que Mme Lavigne, Nathalie Germain est aussi une ancienne travailleuse d'IQT. En recherche d'emploi, Mme Germain apprécie le travail qu'on retrouve dans un centre d'appels. Malgré l'échec d'IQT en juillet dernier, elle est toujours intéressée par ce milieu.
«IQT, c'est du passé. Gexel est une autre compagnie. Il faut s'assurer que ce soit solide et de ce que j'en sais, Gexel est là depuis plusieurs années.»
Maryline René est une employée d'un commerce dont la fermeture est prévue en décembre. Elle se prépare déjà à se retrouver un travail et l'aventure d'un centre d'appels l'intéresse.
«J'aime la clientèle et j'ai un peu de connaissances avec les ordinateurs. Si Gexel s'installe à Trois-Rivières, ce serait une bonne nouvelle.»
Pour sa part, Mike Mraz travaille déjà dans un centre d'appels. Il est venu présenter sa candidature, car il aimerait obtenir un quart de travail de jour.
«J'ai la curiosité de voir c'est quoi, le projet. Et je veux démontrer qu'à Trois-Rivières, les gens sont intéressés à avoir ce centre d'appels», a mentionné cet Américain de naissance qui vit à Trois-Rivières depuis quelques années.