M. Charlebois a succédé hier à Me Luc Therrien à la présidence de la chambre à l'occasion de l'assemblée générale annuelle. Selon celui qui était le président de la chambre trifluvienne lors de la fusion avec la chambre de Cap-de-la-Madeleine, en 2003, ce ne sont pas les sujets chauds qui vont manquer à la suite de certaines décisions du gouvernement fédéral.
Les coupes budgétaires annoncées vont entraîner en 2013 la fermeture du centre de recrutement trifluvien des Forces armées canadiennes et laissent planer une menace sur le Centre fiscal de Shawinigan. C'est sans compter toutes les modifications à venir concernant le programme d'assurance-emploi.
«Ce sont tous des dossiers qui agacent la chambre. On va se pencher là-dessus pour savoir quelles démarches la chambre va entreprendre. Mais on veut entamer le dialogue avec le fédéral, on veut le sensibiliser sur les impacts vécus à Trois-Rivières», mentionne M. Charlebois.
L'année 2012-13 sera également le moment de bonifier les services aux membres. La chambre aimerait aussi augmenter son effectif, qui se situe à 892 membres.
En 2010-11, on comptait927 membres à la chambre. Selon la direction de l'organisme, l'effectif affiche une croissance depuis les cinq dernières années.
Une année occupée
En traçant le bilan de son année à la présidence de la chambre qui s'est terminée hier, Me Luc Therrien a rappelé les différents dossiers sur lesquels la chambre avait pris position.
«On peut dire que la chambre s'est impliquée dans beaucoup de dossiers. Le premier est celui de la centrale nucléaire Gentilly 2. La chambre a pris une position ferme d'appui. On pense que c'est une industrie qui apporte beaucoup au point de vue économique dans la région. Le gouvernement a déjà dit qu'il était favorable au projet, il devrait se prononcer avant les prochaines élections. C'est le temps de passer à l'action et d'aller de l'avant.»
À un niveau plus local, la chambre trifluvienne soutient la réalisation de l'Écol'hôtel K. La réalisation du futur Colisée du centre sportif Alphonse-Desjardins est un autre projet qui a été analysé par l'équipe de la chambre trifluvienne.
«On a été dans les premiers à favoriser ce projet-là. On a donné notre tribune à M. Picard (Jean-François, le directeur général du CSAD), les gens ont vu le projet. C'est quelque chose d'intéressant au niveau sportif, mais aussi pour la renommée de la ville.»
Pour ce qui est de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, Me Therrien reconnaît qu'il est difficile pour l'organisme de se prononcer sur le projet dans son ensemble puisqu'il affirme que la chambre ne possède pas tous les tenants et aboutissants. Toutefois, chaque partie du développement semble être bonne économiquement.
Si Me Therrien a abordé différents sujets d'actualité récente, il est revenu sur un vieux dossier à la chambre et c'est celui du train rapide. Il admet que le gouvernement fédéral est plutôt absent dans ce dossier, mais ce n'est pas une raison pour abandonner la lutte.
«C'est un projet de plusieurs milliards de dollars, mais c'est l'avenir du pays au niveau des transports. On va concentrer nos efforts sur Via Rail. De par sa population de 135 000 personnes, on ne voit pas pourquoi Trois-Rivières n'aurait pas accès à un service de train de passagers», raconte Me Therrien, qui a grandement apprécié sa dernière année durant laquelle les membres ont pu entendre les conférences du premier ministre Jean Charest, du patron de Quebecor Pierre Karl Péladeau et du maire Yves Lévesque.
Finalement, le rapport financier de 2011-2012 indique que l'organisme a terminé son année le 30 avril avec un surplus de 23 491 $.