Saint-Tite envisage les grands moyens

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Être la ville hôtesse d'un des plus grands festivals du Québec présente son lot d'inconvénients. Si certains sont négligeables, d'autres causent un véritable casse-tête à la Saint-Tite qui se retrouve actuellement entravée dans son développement. Le problème que doit affronter cette municipalité est un peu délicat.

En effet, une des raisons pour lesquelles le festival et tout son tourbillon sont si bien acceptés par la population, c'est que cette dernière y trouve largement son compte... entre autres en tirant des revenus substantiels de la location de terrains vagues pour le stationnement des milliers de véhicules récréatifs qui s'installent à Saint-Tite, le temps du festival.

Le problème, c'est que la ville est encerclée de terres zonées agricoles sur lesquelles elle ne peut construire. Or, une des rares façons de s'enrichir pour une ville, c'est précisément les revenus des taxes foncières. Actuellement, le dernier secteur ouvert à la construction, le secteur G.A. Boulet, ouvert depuis six ans, ne compte plus que deux terrains de libres. Bref, Saint-Tite a besoin de ces terrains pour pouvoir poursuivre son développement et stopper la décroissance de sa population qui a chuté sous la barre des 4000 personnes.

«Il faut absolument préparer les propriétaires de ces terrains (derrière la rue Pierre-Laporte) à l'idée qu'ils doivent les ouvrir progresssivement au développement domiciliaire», plaide le maire Léveillé qui prône pour l'instant la méthode douce, basée sur la discussion et la persuasion. Et si les propriétaires refusent de vendre leurs terrains pour du développement domiciliaire? «Il faudra envisager la méthode forte», grimace-t-il, sans jamais se résoudre à prononcer le mot «expropriation».

Mais d'ici là, les élus ne restent pas les bras croisés. André Léveillé doit se rendre dans quelques semaines dans la région de Charlevoix, plus précisément aux Éboulements, pour y voir comment on s'y est pris pour développer une montagne en secteur résidentiel tout en protégeant la nature. C'est que Saint-Tite songe à exploiter sa montagne à l'entrée de la ville et elle veut bien faire les choses.

Ou veut aussi poursuivre le développement des lacs Pierre-Paul, à la Perchaude et Trottier, entre autres en soutenant les associations de riverains qui veillent sur la santé de ces plans d'eau. «La Ville a réglementé les bandes riveraines et elle travaille avec la SAMBA pour améliorer les affluents de ces lacs. Une tarification sera demandée aux rési-dents et propriétaires de terrains afin qu'ils participent aux dépenses encourues. De plus en plus de personnes résident à l'année près de ces lacs et si on veut protéger la valeur des maisons, il faut protéger les lacs», assure le maire.

Toujours pour favoriser la venue de nouveaux résidents, Saint-Tite exigera aussi une taxe de secteur afin de payer Hydro-Québec pour qu'elle électrifie le Chemin des Petites Forges, qui relie Saint-Tite à Hérouxville. Cent dix mille dollars sont nécessaires mais on estime que c'est peu compte tenu qu'on pourra y construire une trentaine de maisons d'ici sept ans environ.

«C'est pas compliqué, on travaille sur tous les endroits possibles pour développer le résidentiel», résume le maire Léveillé.

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