Le Festival western: un populaire partenaire d'affaires

Le Festival western de Saint-Tite, c'est entre 600...

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Le Festival western de Saint-Tite, c'est entre 600 000 et 700 000 visiteurs ainsi qu'une armée de 600 bénévoles. Normal de vouloir s'y associer.

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) À la veille de célébrer ses 45 ans, on peut dire que le Festival western de Saint-Tite a pris du coffre. D'activité locale puis régionale qu'il était au début, il est rapidement devenu à l'étroit même dans ses frontières québécoises.

Pascal Lafrenière, directeur général.... (Photo: Alexandre Bédard) - image 1.0

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Pascal Lafrenière, directeur général.

Photo: Alexandre Bédard

C'est maintenant dans toute l'Amérique du Nord qu'il rayonne, ne serait-ce que par la qualité des participants qu'il attire à ses rodéos sanctionnés par les quatre principales associations en cette matière et où on croise les champions du monde. Oui, il a bien grandi le festival, au point que de plus en plus de monde cherche à faire des affaires avec lui et à profiter de sa renommée.

En prévision des festivités du 45e anniversaire, son directeur général, Pascal Lafrenière, a fait préparer une affiche sur laquelle on rappelle que le Festival western de Saint-Tite, c'est 7 millions $ de budget annuel, dont 75 % proviennent de la vente des billets. C'est aussi entre 600 000 et 700 000 visiteurs et 600 bénévoles, dont plusieurs présents depuis le début de l'événement. Le Festival western, c'est également l'équivalent de 756 emplois à temps plein.

On comprend donc que de plus en plus d'intervenants du monde du spectacle veulent s'associer à cette locomotive touristique qui joue dans la cour des grands (le RÉMI), celle du Carnaval de Québec, des Francofolies, du Festival juste pour rire ou du Festival d'été de Québec. Celle également des Donald K Donald de ce monde. Et la liste des commanditaires est à l'avenant: SAQ, Loto Québec, Desjardins, Molson, Ford. Même les rodéos urbains de Montréal ou de Québec veulent accrocher le label du Festival western de Saint-Tite à leurs activités... à titre de commanditaire. Ce qui est la consécration suprême.

Le festival l'a bien compris en créant sa propre compagnie, Wild Time, qui organise, clé en main, une dizaine de rodéos annuellement en dehors de la programmation du festival et qui se présente comme «la nouvelle génération d'une vieille tradition.»

Souvent, le festival n'a rien à retirer lui-même de certaines collaborations, soutient Pascal Lafrenière, sinon contribuer à mieux faire connaître la réalité western-country au grand public... si besoin en est. Car tout le monde sait bien que cet univers presque clandestin n'en est pas moins largement connu de millions d'amateurs en Amérique.

«Nous, on veut continuer à soutenir et créer des opportunités d'affaires», résume M. Lafrenière. Ces dernières semaines, l'organisation a volontiers accepté de prêter ses écuries au dernier Salon équestre du Québec. Des gens du festival ont aussi participé au récent Forum équestre du CLD de Mékinac, mis sur pied pour développer la thématique équestre au Centre-de-la-Mauricie. Le principe est simple, souligne M. Lafrenière: ce qui est bon pour Mékinac est bon pour le Festival de Saint-Tite... et vice et versa.

Dans cette optique, le festival a d'ailleurs collaboré à l'aménagement de nouveaux sentiers équestres au Centre-de-la-Mauricie. «Maintenant, si 95 % des gens du Québec savent ce qu'est le Festival western de Saint-Tite, ils ignorent encore où est Mékinac. Tranquillement pas vite, ils vont mettre ça dans la même phrase», croit M. Lafrenière.

Mais cela dit, ce dernier qui est aussi un conférencier recherché aura beau parler à plus soif de son organisation, il faut venir au festival pour bien comprendre la dynamique unique de l'événement qui se partage en quatre: les rodéos, la musique, la danse et la rue... où le visiteur devient lui-même un personnage.

Des étudiants des Hautes études commerciales ont récemment suggéré de créer un circuit touristique lors du festival: une proposition qui a fait éclater de rire tous les familiers de l'événement qui savent bien que c'est impossible. Trop de monde dans les rues, trop de vendeurs, trop de chevaux, trop... de tout. «On a beau expliquer, il faut le voir pour comprendre», insiste le directeur général qui a aussi bien du mal à faire comprendre comment des gens peuvent circuler librement partout dans la ville avec de l'alcool, danser et chanter juchés sur des chaises et des tables, tard la nuit, sans qu'aucun incident ou presque ne se produise.

Le même mystère entoure les fins de week-end alors que des milliers de voitures quittent Saint-Tite en même temps, sans qu'on entende un seul coup de klaxon. Quelqu'un a résumé la situation en parlant de «chaos organisé de Saint-Tite». Et ça dure depuis 45 ans!

Dans le but de continuer à améliorer les choses et peaufiner le produit qu'on ne veut pas trop changer, sinon pour le faire évoluer doucement avec son époque, (entre autres avec un virage vert et un effort (remarqué) pour générer des retombées socioéconomiques dans la communauté) la direction du festival mène régulièrement des sondages. Cette année ne fera pas exception.

Ne vous attendez pas à de grands changements. Un peu plus d'animation dans les rues avec des amuseurs publics ici et là, une nouvelle formule de financement avec l'étoile de shérif (5$) qui donnera accès aux chapiteaux (et financera les amuseurs publics) une programmation de spectacles enrichie et quelques surprises qu'on dévoilera bientôt. Voilà pour le 45e. Et rendez-vous au 50e.

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