La résolution a été adoptée à la dernière séance régulière, le 8 mai. Son libellé indique simplement la signature d'une «entente de partenariat» entre la Ville et la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan.
Invité à apporter des précisions après l'assemblée, le maire, Michel Angers, a mentionné que cette entente couvrait l'année en cours et qu'elle prévoyait le versement d'une aide financière de 15 000 $.
«Souvent, la chambre de commerce nous fait des demandes d'argent au cours de l'année», rappelle-t-il. «Ils nous ont proposé un programme de commandite et de visibilité, qui fera en sorte qu'on donnera un montant. Nous ferons une évaluation à chaque année.»
L'an dernier par exemple, la CCIS avait obtenu 3000 $ de la Ville pour l'organisation de son Gala Distinction Desjardins. Par contre, le conseil municipal avait également approuvé plusieurs autres subventions via le Fonds de soutien aux territoires en difficultés pour des événements organisés par la CCIS. Ainsi, 500 $ avaient été autorisés pour Toute la ville parle PME, 1500 $ pour le Forum québécois sur l'énergie et un autre montant de 3500 $ pour le Gala Distinction Desjardins.
Or, dans l'esprit de la directrice générale, Geneviève Bédard, la nouvelle aide financière de 15 000 $ regroupera tous les montants qui étaient réclamés durant l'année. Le reste sera utilisé pour diverses opérations de la CCIS.
«Nous sommes un bras de la Ville pour la mobilisation des affaires», explique-t-elle. «En février, je suis allée en formation pour la Fédération des chambres de commerce. Je me suis rendue compte que plusieurs chambres au Québec avaient des ententes avec leur ville. À Shawinigan, je trouve qu'on donne un bon coup de main. Nous animons deux tables au comité de diversification, pour la gestion de ressources humaines et le développement des marchés.»
Dans la région, seule la Chambre de commerce et d'industrie du Centre-du-Québec possède une entente comparable, quoique le regroupement entraînera de nouvelles négociations.
Jusqu'ici, l'ex-Chambre de commerce de Bécancour recevait un montant de 25 000 $ sur trois ans de la Ville. La dernière tranche de 9000 $ a été versée en 2011-2012 et il faut donc négocier une nouvelle entente.
À Nicolet, la Ville versait 5000 $ par année. La directrice générale de la nouvelle CCICQ, Martine Pépin, vient d'obtenir la confirmation que cette aide sera reconduite en 2012. Elle tentera aussi de renouveler l'entente avec la municipalité de Saint-Léonard-d'Aston, qui versait 3000 $ par année à sa chambre de commerce avant la fusion.
À Bécancour, en plus de l'entente de base, Mme Pépin indique qu'elle pouvait obtenir des aides ponctuelles pour l'organisation de certains événements.
Exception
Dans la grande majorité des chambres de commerce présentes sur le territoire desservi par Le Nouvelliste, les Municipalités acceptent de supporter certains événements de ces organisations, mais ne versent aucune subvention récurrente.
Il s'agit de l'approche préconisée à Trois-Rivières, où la Ville se retrouve parmi les partenaires des grands déjeuners d'affaires Cogeco, tandis qu'Innovation et développement économique Trois-Rivières demeure un commanditaire majeur dans l'organisation du Gala Radisson.
Même chose à la Chambre de commerce et d'industrie du Haut-Saint-Maurice, où le prêt du Colisée sans frais pendant le Salon des commerçants est très apprécié. La directrice générale, Manon Côté, souligne que la collaboration de la Ville est parfois demandée pour l'organisation d'activités ponctuelles, sans plus.
À la Chambre de commerce de Mékinac, l'aide sollicité aux Municipalités est aussi très ciblée. Pour le moment, la directrice générale, Geneviève Racine, indique que le défi consiste à convaincre chacune des dix municipalités d'être membre de cette organisation.
Du côté de la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé, Josée Lessard semble satisfaite de l'intérêt démontré par les 17 municipalités de son vaste territoire.
«Mais nous ne recevons aucune subvention directe pour notre fonctionnement», indique la directrice générale. «En fait, on n'a jamais fait la grande demande! Peut-être un jour...»