Pour le président de la Chambre, Me Luc Therrien, les promoteurs du projet ont démontré que le projet a sa raison d'être.
«Il y a eu des études économiques présentées par les gens de l'Écol'Hôtel. Ces études disent que l'hôtel a de bonnes chances de succès. Ça allait de soi qu'on le soutienne.»
Le président souligne l'aspect novateur du projet, son unicité au Québec et sa capacité à créer des emplois. Il reconnaît toutefois que le dossier ne fait pas l'unanimité au sein de la communauté d'affaires trifluvienne.
«Le mandat de la Chambre est de soutenir les projets économiquement favorables. Nous savons qu'il y a de l'opposition, mais on ne peut pas être contre un projet parce que ça crée de la concurrence. On a des membres de la Chambre qui sont du domaine de l'hôtellerie et on les respecte. Mais si un projet est bon pour la communauté, on ne peut pas faire autrement que l'appuyer.»
Jeanne Charbonneau désirait obtenir l'appui de la Chambre de commerce pour ce projet. La directrice de Vire-Vert, l'organisme qui parraine ce dossier, est maintenant ravie de miser sur ce soutien additionnel.
«La Chambre est un acteur important. Sa position se base sur l'analyse du plan d'affaires, ce qui fait que c'est un bon soutien qui donne du poids à notre projet. Cet appui déclare que le projet est porteur pour le développement économique. Espérons que ça convaincra le gouvernement d'investir les montants nécessaires», raconte Mme Charbonneau, jointe en Saskatchewan où elle est allée cueillir un prix de la fondation McConnell soulignant le partenariat entre l'organisme Vire-Vert et l'UQTR.
Dubeau maintient son opposition
Donald Dubeau, directeur général de l'hôtel Delta, fait partie des 11 hôteliers qui ont manifesté clairement leur opposition face à la réalisation de ce projet. Cette position de la Chambre trifluvienne, dont il est membre, ne le fera pas changer d'idée.
«Je suis un peu déçu. Ce n'est pas une grosse déception et on va vivre avec. Mais ma position ne change pas. La première prémisse est que c'est une question de marché. La tarte n'est pas assez grande pour accueillir un autre hôtel, surtout pour un hôtel de 50 chambres. Et l'autre volet est l'aspect de la subvention. On n'est pas d'accord avec ça. On n'a pas l'impression qu'il y a de l'argent du secteur privé.»
Pour soutenir son opinion, M. Dubeau indique notamment que le taux d'occupation est en baisse chez les hôteliers trifluviens depuis le début de 2012.
«Je suis hôtelier depuis 35 ans. Les marchés, je connais ça. On me dit qu'ils vont aller chercher 50 % de nouveaux clients. Ils disent qu'ils vont vendre les chambres à un prix plus élevé que la moyenne. C'est très optimiste», estime M. Dubeau, qui précise que cette position de la Chambre trifluvienne ne remet pas en cause son adhésion à l'organisme.