Budget Flaherty: le centre fiscal serait épargné

Après d'inquiétantes rumeurs, voilà que le ciel du... (Photo: Émilie O'Connor)

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Après d'inquiétantes rumeurs, voilà que le ciel du centre fiscal de Shawinigan semble s'éclaircir.

Photo: Émilie O'Connor

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quelques semaines seulement après que des rumeurs entourant une possible fermeture eurent circulé, voilà que le ciel du centre fiscal de Shawinigan semble s'éclaircir. Même si on ne sait pas encore quel impact pourraient avoir les compressions et les abolitions de postes annoncées dans la fonction publique fédérale, il semble qu'on respire un peu plus à l'aise quant à l'avenir du plus gros contingent d'employés fédéraux dans la région.

«On sait qu'il y aura des coupures de 250 millions $ qui toucheront l'Agence du revenu du Canada à l'échelle du pays. Il semble que ce ne soit pas clair de quelle façon ça va être appliqué. Personne n'a parlé de fermer un centre fiscal, ce qui serait une bonne nouvelle pour les employés de Shawinigan ou de Jonquière», explique le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada pour le Québec, Jérome Turcq.

Le député de Trois-Rivières à la Chambre des communes, Robert Aubin, n'ose pas encore pousser de soupir de soulagement pour le centre fiscal, mais il dit espérer que les compressions annoncées n'auront pas l'effet radical d'une fermeture, comme le laissaient entendre certaines rumeurs il y a quelques semaines. Lui et sa collègue de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, étaient intervenus en chambre, lors de la période des questions, pour en savoir davantage sur les intentions concernant l'avenir du centre fiscal.

«J'ai hâte de voir de quelle façon se feront les compressions pour les différents ministères. Sera-t-on épargnés dans la région? Je ne pense pas. Mais si on peut au moins ne plus parler de menace de fermeture pour le centre fiscal, ce serait une bonne nouvelle», explique Robert Aubin.

Inquiétude pour la fonction publique

L'abolition annoncée de19 200 postes à travers le pays, ce qui représente près de 5 % de l'effectif de la fonction publique fédérale, inquiète le vice-président exécutif de l'AFPC pour le Québec. Daniel Turcq estime que même si on semble affirmer que la majorité de ces postes sont concentrés dans la région de la capitale nationale, la décision de couper aura des impacts évidents sur les services, peu importe où à travers le pays.

«On le voit, c'est des services qu'on ampute, c'est des bureaux régionaux qu'on ferme ou qu'on déplace. C'est ça qu'on va continuer de voir», déplore-t-il.

Selon M. Turcq, le gouvernement a beau indiquer que les abolitions de postes se feront par attrition, il n'en demeure pas moins que cela fait en sorte que les employés partis à la retraite ne seront pas remplacés et que par conséquent, le niveau de services offert à la population ne pourra pas être le même. «Ça a un impact direct sur la qualité des services. Pourtant, les contribuables, eux, continuent à payer autant de taxes et d'impôts, mais pour un service qui sera moins efficace.»

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